Italie

15 décembre 2019 16:07; Act: 15.12.2019 16:44 Print

Vaste évacuation à Brindisi pour une bombe de 1941

Plus de la moitié de la ville italienne a été déplacée dimanche pour permettre de neutraliser un engin explosif datant de la 2e Guerre mondiale.

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La bombe a été désamorcée par des artificiers de l'armée qui provoqueront lundi son explosion dans un lieu isolé. (Photo: Esercito Italiano/@Esercito)

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Près de 54'000 personnes, soit plus de la moitié de la population de la ville, ont été évacuées dimanche à Brindisi (sud), pour permettre de désamorcer une bombe britannique datant vraisemblablement de 1941, la plus grande opération de ce genre en Italie depuis la fin de la guerre, selon les médias.

Un rayon de 1,5 km

La bombe, d'un mètre de long et plus de 220 kg, a été retrouvée le 2 novembre lors de travaux d'aménagement d'une salle de cinéma et endommagée alors par un engin de chantier, rendant l'opération plus délicate, écrit le quotidien La Repubblica.

Dans un rayon de plus de 1,5 km autour du lieu où la bombe a été retrouvée, toute la population a dû évacuer et, dans un rayon plus restreint, de 500 m, le gaz a été coupé. Pendant la durée du travail des artificiers, le trafic aérien et les lignes de chemin de fer ont également été interrompus dans la zone.

Plus de 1000 membres des forces de l'ordre et 250 volontaires de la Protection civile ont participé à cette opération qui s'est achevée à la mi-journée.

217 détenus déplacés

La bombe a été désamorcée par des artificiers de l'armée qui provoqueront lundi son explosion dans un lieu isolé.

Selon l'agence AGI, l'évacuation de ce qui représente plus de la moitié de la population de cette ville d'environ 87'000 habitants avait débuté samedi avec le transfert de 217 détenus de la prison locale vers d'autres prisons.

Ce genre d'évacuations est assez fréquent en Italie, même si le nombre de personnes concernées dimanche est hors du commun.

Il y a deux semaines par exemple, 10'000 personnes avaient ainsi été évacuées du centre de Turin (nord) pour la même raison tandis que début septembre c'étaient 36'000 personnes de Battipaglia, dans le sud du pays, qui ont dû quitter leurs logis.

(nxp/afp)