Humanitaire

06 février 2019 18:36; Act: 07.02.2019 01:14 Print

Venezuela: le CICR a doublé ses ressources

Les fonds du Comité international de la Croix-Rouge pour le Venezuela ont été portés à 18 millions de francs.

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Le président du CICR Peter Maurer a passé en revue les activités et besoins de son organisation. (Photo: Keystone)

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Le CICR a doublé ces dernières semaines ses ressources pour son assistance humanitaire au Venezuela. Son président Peter Maurer a «craint» mercredi à Genève qu'il faille encore étendre l'enveloppe tant «des besoins énormes ne sont pas couverts».

«Nous devons augmenter notre travail» au Venezuela, a affirmé devant la presse le président du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), alors qu'il vient de rentrer de plusieurs jours en Irak. De 9 millions de francs, son assistance est passée à 18 millions «dans les dernières semaines».

M. Maurer a répété que l'organisation menait son action «sur la base des besoins et non pas sur la base d'une allégeance politique à l'un des deux côtés». Celle-ci porte avec la Croix-rouge locale sur la santé et les déplacés. Le CICR soutient aussi les efforts du gouvernement colombien et de ceux des autres Etats voisins du Venezuela pour encadrer les réfugiés qui fuient le pays.

Autre préoccupation, l'accès aux dizaines de milliers de déplacés confrontés à des conditions très difficiles dans le nord-est de la Syrie constitue un «objectif» pour l'organisation. Un dispositif a été déployé, mais la situation reste encore partielle, selon M. Maurer.

Pas de détails sur les pourparlers liés au Yémen

Le président du CICR n'a pas souhaité en revanche s'exprimer largement sur les pourparlers actuels en Jordanie pour l'application de l'échange de détenus prévu par l'accord entre le gouvernement yéménite et les rebelles Houthis. Comme il l'avait dit lundi soir devant les parties, aux côtés de l'émissaire de l'ONU Martin Griffiths, il est important qu'un compromis soit trouvé «dans les prochains jours».

Le CICR avait relevé il y a quelques jours que les listes de détenus, 8000 de chaque côté, posaient davantage de problèmes qu'attendu. Après sa visite de quatre jours en Irak, M. Maurer a également répété que l'organisation souhaitait contribuer à rétablir «la fabrique sociale» de ce pays, notamment l'accès des citoyens aux prestations et à leurs droits. Une situation sur laquelle le Comité est moins habitué que l'aide d'urgence.

Le CICR oeuvre auprès des déplacés, des proches de disparus et des détenus en Irak. L'organisation appelle à ne pas imposer un retour rapide des quelque 1,8 million de déplacés, mais elle souhaite toutefois que ceux-ci puissent le faire lorsque les conditions le permettront.

Accès aux prisons

En Irak, l'accès aux prisons est peut-être le plus important dont bénéficie l'organisation et celui aux anciens combattants de l'Etat islamique (EI) est «raisonnable». «Il y a encore beaucoup de travail».

Alors que les Etats-Unis ont appelé leurs alliés en Syrie à rapatrier leurs djihadistes détenus dans ce pays, M. Maurer a ajouté que le CICR continuait à dialoguer sur cette question avec les gouvernements de nombreux pays. Notamment sur la situation des proches de ces personnes, également retenus par les autorités.

(nxp/ats)