Grèce

24 juillet 2018 09:39; Act: 24.07.2018 23:13 Print

Plus de 70 morts dont des enfants dans les incendies

Le bilan des feux autour d'Athènes s'est alourdi à 74 morts. Le pays est sous le choc après la découverte de 26 personnes enlacées par groupes dans la station balnéaire de Mati.

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Plus de 1150 pompiers sont mobilisés pour lutter contre un incendie qui s'est déclaré vendredi dans la région de l'Algarve, dans le sud du Portugal. (Lundi 6 août 2018) Le gouvernement grec a remplacé les chefs de la police et des pompiers après l'incendie meurtrier qui a fait 90 morts à Mati et ses environs. (Dimanche 5 août 2018) Le ministre-adjoint chargé notamment de l'Ordre public et de la Protection des citoyens, Nikos Toskas, a été limogé vendredi après l'incendie qui a fait 88 morts à l'est d'Athènes le 23 juillet. (3 août 2018) Les avions des sapeurs pompiers français venus au secours de la Suède peuvent rentrer chez eux. Les incendies ont diminué en intensité. (31 juillet 2018) Alexis Tsipras s'est rendu lundi matin sur les lieux de la tragédie qui ont fait au moins 91 morts. (30 juillet 2018) Les petites filles ont été retrouvées enlacées avec leurs deux grands parents sur un terrain où 26 corps calcinés avaient été découverts mardi matin. L'identification du corps des enfants a été annoncé dans la nuit de vendredi à samedi. (28 juillet 2018) La canicule qui frappe l'Europe et qui provoque de nombreux incendies est un «signe sans ambiguïté» du changement climatique, selon une étude. A Nea Makri, de nombreux bénévoless trient des vêtements pou aider triés par des dizaines de volontaires et distribuent des vivres. (Jeudi 26 juillet 2018) Dès les premières heures qui ont suivi la nuit tragique de lundi, , un vaste élan de solidarité a gagné tout le pays.(Jeudi 26 juillet 2018) Les légistes tentaient de mettre un nom ce vendredi sur des dizaines de corps retrouvés dans les zones ravagées par l'incendie à Mati. (26 juillet 2018) De nombreuses familles sont toujours à la recherche de proches disparus à Mati. le dernier bilan fait état de 82 victimes. (Jeudi 26 juillet 2018) Ce qui reste d'une forêt à Rafina, à une quarantaine de km d'Athènes. Le bilan provisoire des incendies est monté à 80 morts. (Mercredi 25 juillet 2018) Dans une rue de la station balnéaire de Mati, des voitures calcinées. La population sous le choc constate les dégâts. (Mardi 24 juillet 2018) Après les feux de forets, ce qui reste d'un quartier de la station balnéaire de Mat. (Mardi 24 juillet 2018) Effondré, un homme depuis le balcon de sa maison à Neo Voutza. (Mardi 24 juillet 2018) Un cimetière de voitures calcinées à Neo Voutza. (Mardi 24 juillet 2018) Le métal fondu des voitures carbonisées par les incendies à Argyra Akti, dans l'Attique. (Mardi 24 juillet 2018) Neo Voutza, nord-est d'Attica. (Mardi 24 juillet 2018) A Mati, des pompiers transportent le corps d'une victime des incendies. (Mardi 24 juillet 2018) C'est dans la station balnéaire de Mati, à une quarantaine de km à l'est d'Athènes, que 26 personnes carbonisées ont été retrouvées enlacées par groupes, «dans une dernière tentative pour se protéger», a raconté un sauveteur. (Mardi 24 juillet 2018) «Mati n'existe plus», a lancé le maire du port proche de Rafina, Evangélos Bournous. (Mardi 24 juillet 2018) Le feu s'est calmé dans la région. (Mardi 24 juillet 2018) Une vue aérienne de Mati. Le village est ravagé. (Mardi 24 juillet 2018) Des touristes quittent le village de Mati, totalement détruit. (Mardi 24 juillet 2018) 26 personnes ont été retrouvées mortes dans la cour d'une villa à Mati. Cette localité balnéaire se trouve à une quarantaine de km à l'est d'Athènes. Les maisons y souvent entourées de hauts pins. (Mardi 24 juillet 2018) Le feu progresse toujours à Kineta. (Mardi 24 juillet 2018) Des voitures calcinées à Rafina. Dans cette ville de 20'000 habitants, proche de Mati, les résidents et les touristes ayant fui les flammes sur les plages et en mer. (Mardi 24 juillet 2018) A Kineta, un hélicoptere balance une colonne d'eau. (Mardi 24 juillet 2018) Le feu progresse au nord d'Athènes. (Lundi 23 juillet 2018) Les pompiers tentent d'éteindre les flammes à Kineta. (Lundi 23 juillet 2018) Aux alentours de Kineta, à une cinquantaine de kilomètres d'Athènes, les habitants tentent de se préserver. Dans cette région passe l'une des deux autoroutes menant vers le Péloponnèse. (Lundi 23 juillet 2018) Les autorités ont poussé des milliers d'habitants de la région côtière à abandonner leurs maisons pour échapper à un gigantesque brasier.(Lundi 23 juillet 2018) «Personne ne peut résister à autant de fumée pendant tant d'heures. C'est une situation extrême» , a affirmé un responsable des pompiers qui a appelé les habitants de cette région . (Lundi 23 juillet 2018) À Kineta près d'Athènes, les feux ont été particulièrement violents. (Lundi 23 juillet 2018) Le village de Mati près d'Athènes a dû être évacué. (Lundi 23 juillet 2018) Les habitants de Rafina, près d'Athènes, ne peuvent que constater les ravages des flammes. (Lundi 23 juillet 2018) A l'ouest d'Athènes, 23 juillet 2018. A l'ouest d'Athènes, 23 juillet 2018. Une hélicoptère lâche de l'eau près du village de Grotingen dans le centre de la Suède. (Dimanche 22 juillet 2018) Une forêt complètement brûlée vers Angra en Suède. (Dimanche 22 juillet 2018) Sveg, dans le centre de la Suède, 21 juillet 2018. Ljusdal, Suède, 18 juillet 2018. Ljusdal, Suède, 18 juillet 2018. Ljusdal, Suède, 18 juillet 2018. Trangslet, Dalarna, Suède, 18 juillet 2018.

Une faute?

Une centaine de pompiers poursuivaient les recherches de victimes éventuelles dans cette zone de l'Attique noyée sous les flammes lundi soir, continuant à recevoir «des dizaines d'appels» de personnes à la recherche de proches, a ajouté la porte-parole des pompiers Stavroula Maliri, qui a révisé à la hausse un précédent bilan faisant état de 60 morts.

Dans la station balnéaire de Mati, à une quarantaine de km à l'est d'Athènes, 26 personnes carbonisées ont été retrouvées enlacées par groupes, «dans une dernière tentative pour se protéger», a raconté un sauveteur, Vassilis Andriopoulos. Et c'est sans compter les carcasses de voitures et d'animaux calcinées retrouvées dans cette petite cité.

«Le problème est ce qui se cache encore sous les cendres», a observé le vice-président des services d'urgence, Miltiadis Mylonas. Le gouvernement a annoncé l'arrivée mercredi de 308 ingénieurs dans la région pour accélérer l'inventaire des dégâts. Ces incendies en Grèce pourraient ainsi dépasser en victimes ceux ayant tué 77 personnes en 2007.

Selon la porte-parole, sur un total de 187 personnes hospitalisées, 82 restaient soignées mardi soir dont 10 adultes sous assistance respiratoire et 11 enfants dont l'état n'inspirait pas d'inquiétude. Une Polonaise et son fils figurent parmi les morts, selon Varsovie qui n'a pas donné plus de détails.

Progression foudroyante

Les rescapés ont passé des heures d'angoisse dans un nuage de cendres au bord ou dans l'eau, dans l'attente des secours. Au moins six se sont noyés. Quelque 715 personnes ont été évacuées par bateaux militaires ou privés jusqu'au port voisin de Rafina.

Certains rescapés ont dû faire des choix terrifiants, comme cet homme de la localité de Kokkino Limanaki, contraint de laisser sa mère après avoir tenté de la mettre à l'abri dans sa voiture, pour sauver ses enfants emmenés à moto.

«Aujourd'hui la Grèce est en deuil», a déclaré le Premier ministre Alexis Tsipras, annonçant, dans une adresse télévisée à la nation, trois jours de deuil national. La présidence a annulé les festivités devant commémorer mardi le retour de la démocratie en Grèce en juillet 1974.

Les responsables et résidents décrivent un déluge de flammes qui a piégé les victimes chez elles, dans leurs voitures ou à quelques mètres des plages qu'elles tentaient de rejoindre.

A Mati, ville plantée de pins, des vents allant à plus de 100 km/h ont permis «une progression foudroyante du feu dans le tissu urbain», a expliqué Mme Maliri. «Mati n'existe plus», a lancé le maire de Rafina, Evangélos Bournous, recensant «plus de mille bâtiments et 300 voitures» endommagés.

Autorités et volontaires s'organisaient pour porter secours aux sinistrés, avec des collectes et distributions d'eau, nourriture et vêtements, tandis que les sans logis étaient dirigés vers des hôtels.

Mardi soir, dans le secteur de Mati, «le feu évoluait sans front actif, avec des foyers dispersés», selon les pompiers. Mais un autre front a repris au-dessus de Kineta, à l'ouest de l'Attique, où il y a eu lundi des dégâts mais pas de victimes.

Afflux d'aide

Le pays, qui a activé le mécanisme européen de protection civile, s'est vu offrir de l'aide -- notamment en moyens aériens- par l'Espagne, la France, Israël, la Bulgarie, la Turquie, l'Italie, la Macédoine, le Portugal et la Croatie, tandis que les messages de condoléances affluaient de l'étranger.

«La Commission européenne n'épargnera pas ses efforts pour aider la Grèce» a tweeté son président Jean-Claude Juncker. «La douleur des sinistrés nous touche tous», a indiqué la chancelière allemande Angela Merkel dans un télégramme à M. Tsipras.

Le pape a fait connaître «sa profonde tristesse», tandis que le secrétaire général de l'OTAN Jens Stoltenberg a fait part de «la solidarité» de l'Alliance.

Le gouvernement a annoncé qu'il prendrait en charge les obsèques, et des mesures fiscales en faveur des sinistrés. Et le parquet a ouvert une enquête sur les causes des incendies.

Avant qu'une polémique ne s'engage sur la réponse de l'appareil d'État, le gouvernement a souligné avoir dû faire face à un phénomène «extrême», «asymétrique» selon M. Tsipras.

Le porte-parole du gouvernement Dimitris Tzanakopoulos a relevé qu'il y avait eu «15 départs de feu simultanés sur trois fronts différents» en Attique. Les États-Unis ont prêté un drone pour survoler l'Attique et «observer et détecter toute activité suspecte», a-t-il ajouté.

Les incendies ont démarré alors qu'une vague de chaleur s'abattait sur le pays, avec des températures grimpant jusqu'à 40 degrés Celsius, qui ont toutefois baissé mardi.

Activité suspecte

Neuf patrouilleurs côtiers, deux bâtiments militaires et des dizaines de bateaux privés assistés d'hélicoptères de l'armée ont été mobilisés toute la nuit pour évacuer vers le port de Rafina, proche de Mati, les résidents et touristes ayant fui les flammes sur les plages et en mer. Les premiers rescapés étaient transférés vers des hôtels et des camps militaires, tandis que de nombreux proches inquiets affluaient à Rafina.

La Grèce a activé le mécanisme européen de protection civile pour obtenir de l'aide de ses partenaires. Le pays s'est vu offrir de l'aide par la France, Israël, la Bulgarie et la Turquie, tandis que les messages de condoléances affluaient de l'étranger.

Le porte-parole a aussi mentionné qu'il y avait eu «15 départs de feu simultanés sur trois fronts différents en Attique», ce qui a conduit la Grèce à demander des drones aux Etats-Unis «pour observer et détecter toute activité suspecte».

Rendez-vous annulés

Au vu de la situation, la présidence de la République a annulé la réception annuelle prévue mardi pour commémorer le rétablissement de la démocratie en Grèce en juillet 1974.

Le Premier ministre Alexis Tsipras est pour sa part rentré précipitamment d'un déplacement en Bosnie pour suivre les opérations. Selon lui, «plus de 600 pompiers» étaient sur les trois fronts des incendies, attisés par des vents soufflant jusqu'à plus de 100 km/h.

Les incendies ont pris alors qu'une vague de chaleur s'abattait sur le pays, avec des températures grimpant jusqu'à 40 degrés Celsius. Selon les services météo, les conditions doivent rester difficiles mardi, quoique les températures en Attique soient prévues en baisse, avec des averses.

Afflux d'aide

Le pays, qui a activé le mécanisme européen de protection civile, s'est vu offrir de l'aide - notamment en moyens aériens - par l'Espagne, la France, Israël, la Bulgarie, la Turquie, l'Italie, la Macédoine, le Portugal et la Croatie, tandis que les messages de condoléances affluaient de l'étranger.

«La Commission européenne n'épargnera pas ses efforts pour aider la Grèce» a tweeté son président Jean-Claude Juncker.

Enquête ouverte

Le parquet de la Cour suprême a ouvert une enquête sur les causes du sinistre. Avant qu'une polémique ne s'engage sur la réponse de l'appareil d'Etat, le gouvernement a souligné avoir dû faire face à un phénomène «extrême», «asymétrique» selon M. Tsipras.

Le porte-parole du gouvernement Dimitris Tzanakopoulos a relevé qu'il y avait eu «15 départs de feu simultanés sur trois fronts différents» en Attique. Les Etats-Unis ont prêté un drone pour survoler l'Attique et «observer et détecter toute activité suspecte», a-t-il ajouté.

Les incendies ont démarré alors qu'une vague de chaleur s'abattait sur le pays, avec des températures grimpant jusqu'à 40 degrés Celsius, qui ont toutefois baissé mardi. La Croix-Rouge grecque contribue à l'aide et aux recherches auprès des personnes affectées. «Mettre la population en sécurité est la priorité», affirme la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR).

De son côté, l'Organisation météorologique mondiale (OMM) a relevé à Genève que les causes «n'étaient pas connues dans l'immédiat». «Les températures ne sont pas extrêmes ni inhabituelles» pour cette période dans ce pays, a affirmé devant la presse une porte-parole.

Contrairement au nord de l'Europe où une situation stationnaire est observée depuis plusieurs semaines avec des marques parfois jusqu'à dix degrés au-dessus de la moyenne. Autre différence, les précipitations en Grèce n'ont pas été inférieures à un mois de juillet habituel.

(nxp/afp)