Irak

12 février 2019 08:55; Act: 12.02.2019 10:38 Print

Visite surprise à Bagdad du chef du Pentagone

Le ministre de la Défense par intérim, Patrick Shanahan, est arrivé en Irak ce mardi matin pour parler de la situation des troupes américaines dans la région.

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Patrick Shanahan est arrivé d'Afghanistan. (Photo: AFP)

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Le nouveau chef du Pentagone Patrick Shanahan a entamé mardi de délicats entretiens avec les dirigeants à Bagdad sur l'avenir de la présence militaire américaine dans le pays après le retrait de Syrie voisine.

Arrivé dans la matinée d'Afghanistan, le ministre de la Défense par intérim, dont c'est la première tournée à l'étranger depuis sa prise de fonctions début janvier, veut rassurer le gouvernement irakien.

La récente annonce par le président américain Donald Trump de sa volonté de «surveiller l'Iran» depuis l'Irak a provoqué une levée de boucliers dans le pays et redonné un nouveau souffle à la campagne des partisans d'un départ des soldats américains.

Les États-Unis ont mené en 2003 l'invasion de l'Irak qui a renversé Saddam Hussein. Au plus fort de l'insurrection qui a suivi, Washington a compté jusqu'à 170'000 soldats dans le pays.

Calendrier de départ

Parties définitivement en 2011, les troupes américaines sont revenues en 2014 en Irak, cette fois-ci au sein de la Coalition contre le groupe État islamique (EI) en Irak et en Syrie.

Aujourd'hui, alors que Bagdad a déclaré la victoire sur l'EI il y a un an et alors que l'assaut «final» est en cours en Syrie, de nombreuses voix, surtout venue du camp pro-Iran, réclament le départ définitif des soldats américains.

Une proposition de loi a été déposée au Parlement afin d'imposer un calendrier de départ aux Américains.

Fait rare, elle pourrait faire l'unanimité parmi les deux principales forces de l'assemblée: la liste emmenée par le leader chiite Moqtada Sadr qui se veut le champion de l'indépendance de l'Irak, et le bloc pro-Iran des anciens combattants anti-EI.

Lundi, lors d'une conférence de presse commune, elles ont réclamé «un nouvel accord» pour encadrer la présence des troupes étrangères en Irak, en premier lieu des troupes américaines.

(nxp/ats)