Vol MH370

19 février 2020 04:52; Act: 19.02.2020 10:33 Print

Le pilote soupçonné d'un geste suicidaire

Une interview de l'ancien Premier ministre australien, Tony Abbott, pourrait relancer l'enquête autour du vol MH370.

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L'ancien Premier ministre australien Tony Abbott a affirmé que de «très hauts» responsables malaisiens avaient soupçonné tout au début le pilote du Boeing 777 de la Malaysian Airlines (vol MH370) d'avoir délibérément causé la catastrophe survenue il y a près de six ans. (Mercredi 19 février 2020) Ghyslain Wattrelos, qui a perdu quatre proches dans la catastrophe, a annoncé que les enquêteurs en charge du dossier de la disparition du vol MH370 de la Malaysia Airlines espèraient se rendre prochainement aux Etats-Unis. (Vendredi 19 octobre 2018) Les recherches pour retrouver le Boeing 777 de Malaysia Airlines, disparu en 2014 avec 239 personnes à bord, s'arrêteront le 29 mai. (23 mai 2018) Le débris composite retrouvé sur cette île de l'océan Indien «était une partie du flanc arrière du Boeing 777, volet extérieur, provenant de l'avion de Malaysia Airlines enregistré sous le numéro 9M-MRO (MH370)», a indiqué le Bureau australien de la sécurité et des transports (ATSB). (vendredi 7 octobre 2016) Blaine Gibson, un avocat de Seattle, a parcouru le monde pour essayer de résoudre le mystère du MH370. Il aurait trouvé des débris à Madagascar. Les restes du vol MH370 disparu il y a plus de deux ans pourraient se trouver jusqu'à 500 km plus au nord de la zone où sont menées actuellement les recherches, selon des simulations établies par des scientifiques. (Mercredi 27 juillet 2016) Une partie du capot du moteur du Boeing de la Malaisie airlines trouvée en Afrique du Sud, en décembre dernier. De nouveaux débris de la carlingue disparue ont été trouvés sur l'Ile Maurice et au Mozambique. (26 mai 2016) Selon les autorités australiennes, les débris retrouvés en Afrique du Sud et à Maurice proviennent «quasi certainement» du vol MH370. (Jeudi 12 mai 2016, image d'archive) Un débris a été découvert à La Réunion, le 3 mars 2016. On a pensé durant un temps qu'il appartenait à l'avion disparu depuis deux ans. Il semble toutefois qu'il n'en s'agit rien. (Mercredi 16 mars 2016) Le vol MH370 décolle de Kuala Lumpur à 00H41 (17H41 en Suisse vendredi) avec 239 personnes à bord, dont 227 passagers, en direction de Pékin.Le contrôle aérien perd le contact avec l'avion à 1H30.Le Vietnam affirme que l'avion s'est volatilisé dans son espace aérien et lance des recherches après avoir détecté en mer des traces de carburant.La Malaisie révèle que deux passagers à bord de l'avion avaient des passeports européens volés en Thaïlande. La Malaisie affirme enquêter également sur une piste terroriste. Le FBI américain envoie des agents.L'avion semble avoir fait demi-tour ou effectué un virage vers l'ouest.Un avion vietnamien repère des débris, autre fausse piste. Azharuddin Abdul Rahman, directeur général de l'Aviation civile malaisienne, fait le point sur l'enquête. La Chine, inquiète pour ses 153 ressortissants à bord de l'avion, demande à la Malaisie d'intensifier les recherches.Les Etats-Unis envoient un second destroyer sur la zone. Des familles ayant tenté de joindre des proches affirment que les téléphones sonnent dans le vide. La Chine annonce le redéploiement de dix satellites à haute résolution. Les recherches sont étendues à la mer Andaman, à des centaines de kilomètres à l'ouest du plan de vol de l'avion.Pékin annonce avoir détecté trois «larges objets flottants» en mer de Chine orientale. Nouvelle fausse piste. La Maison Blanche cite «de nouvelles informations» orientant les recherches vers l'océan Indien. Le Premier ministre malaisien Najib Razak indique que les communications de l'avion ont été désactivées, le changement de trajectoire est l'oeuvre d'«une action délibérée» et l'appareil a continué de voler près de sept heures. Les logements des deux pilotes sont perquisitionnés. Le simulateur de vol possédé à titre privé par le commandant de bord est saisi. Par ailleurs, les recherches s'intensifient et 26 pays y participent désormais. Les proches des passagers chinois rassemblés à l'hôtel Lido à Pékin écoutent les dernières informations venant de Washington. L'enquête établit que tout «mène au cockpit». «Il s'est passé quelque chose avec le pilote», assure l'Américain Michael McCaul. «All right, good night» (Eh bien, bonne nuit), les derniers mots reçus par la tour de contrôle, ont été prononcés par le copilote. La Chine est chargée de coordonner les recherches dans un périmètre nord, jusqu'au Kazakhstan, l'Australie dans un périmètre sud, jusqu'au sud de l'océan Indien.Des enquêteurs américains cités par le New York Times avancent que le La zone de recherche s'étend sur quelque 7,7 millions de km2. L'examen du simulateur de vol du pilote révèle que «des données» avaient été effacées. Des experts du FBI sont saisis pour tenter de les récupérer. L'étude des antécédents des 239 passagers et membres d'équipage ne donne rien.Des familles chinoises manifestent leur exaspération et leur désespoir à Kuala Lumpur, se plaignant que les autorités malaisiennes dissimulent des informations. Le gouvernement australien dévoile des images satellite montrant deux «objets» détectés par un dans le sud de l'océan Indien. Des proches ont laissé éclater leur colère en rencontrant pour la première fois à Pékin des représentants des autorités malaisiennes. La Chine diffuse un cliché pris le 18 mars montrant une forme flottante de 22 mètres de long et large de 13 mètres. A Pékin, les proches des passagers s'effondrent: le premier ministre malaisien a annoncé que le vol MH370 s'est abîmé dans le sud de l'océan Indien et que «aucune des personnes à bord n'a survécu». De son côté, le Pentagone envoie un sonar spécial pour localiser les boîtes noires pendant qu'un avion australien repère deux nouveaux objets dans le sud de l'océan indien. Les recherches sont suspendues en raison du mauvais temps. Le ministre des Transports malaisien, Hishammuddin Hussein, présente des images prises par un satellite d'Airbus Défense et Espace révèlent la présence de 122 objets dérivants. Un satellite thaïlandais a détecté quelque 300 objets flottants, dont la taille varie entre 2 et 15 mètres, à 2700 km au large de Perth. Les recherches aériennes sont suspendues pour cause de mauvais temps. Un satellite japonais a détecté environ 10 nouveaux objets flottants.Les recherches reprennent dans une zone modifiée, à 1850 km à l'ouest de Perth, suite à des informations indiquant que l'avion avait volé plus vite que ce qui avait été estimé et avait ainsi consommé davantage de carburant, s'abîmant plus au nord. Le robot sous-marin Bluefin a repris les recherches du Boeing disparu de Malaysian Airlines. L'Australie qui dirige les recherches pour retrouver le vol MH370 a annoncé que des éléments aussi durs que le métal avaient été identifiés sur le lit de l'océan Indien.

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L'ancien Premier ministre australien Tony Abbott a affirmé que de «très hauts» responsables malaisiens avaient soupçonné tout au début le pilote du Boeing 777 de la Malaysian Airlines (vol MH370) d'avoir délibérément causé la catastrophe survenue il y a près de six ans.

Le 8 mars 2014, cet avion parti de Kuala Lumpur en direction de Pékin avec 239 passagers à son bord a mystérieusement disparu. Aucune trace de l'appareil n'a jamais été trouvée dans la zone de recherche de 120'000 km2 explorée dans le sud de l'océan Indien au large de l'Australie.

Ces recherches maritimes, les plus importantes de l'histoire, avaient été interrompues en janvier 2017. Les causes de cette disparition -- le plus grand mystère de l'aviation civile moderne -- font depuis le début l'objet de multiples spéculations. Dans un documentaire diffusé mercredi par Sky News, Tony Abbott affirme avoir compris dans la semaine suivant cette disparition que la Malaisie soupçonnait le commandant de bord d'avoir fait s'écraser l'avion de manière délibérée.

«J'ai clairement compris que de très hauts responsables du gouvernement malaisien pensaient depuis très, très tôt, qu'il s'agissait d'un geste suicidaire du pilote», a-t-il déclaré. «Je ne vous dirai pas qui a dit quoi», a-t-il ajouté.

La famille et les proches du commandant de bord, Zaharie Ahmad Shah, ont toujours rejeté cette hypothèse. Nombre de proches de victimes dévastés par cette disparition ont accusé par le passé la compagnie aérienne et le gouvernement malaisien de cacher des informations sur ce drame, ce que les intéressés ont contesté.

(nxp/afp)