Conflit israélo-palestinien

24 juillet 2019 00:34; Act: 24.07.2019 00:34 Print

Washington privilégie les pourparlers directs

Un émissaire américain pour le Moyen-Orient a estimé que l'ONU ne pourra pas mettre fin au conflit israélo-palestinien.

storybild

Jared Kushner serrant la main à Banjamin Netanyahu sous les yeux de Jason Greenblatt, le 30 mai dernier en Israël. (Photo: AFP)

Une faute?

Un des émissaires américains pour le Moyen-Orient a estimé mardi que le «consensus international» et même les résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU ne suffiraient pas à mettre fin au conflit israélo-palestinien. Seuls des pourparlers directs peuvent résoudre le problème, a-t-il martelé.

«Une paix durable et globale ne sera pas décrétée par la loi internationale ou par ces résolutions verbeuses et peu claires», a lancé devant les pays membres du Conseil de sécurité, à New York, Jason Greenblatt, qui travaille avec Jared Kushner, le conseiller et gendre du président américain Donald Trump, à un plan de paix très controversé.

Jared Kushner et Jason Greenblatt doivent retourner au Moyen-Orient à la fin du mois pour des discussions sur leur plan de paix. Le volet économique - 50 milliards d'investissements internationaux dans les territoires palestiniens et les pays arabes voisins sur dix ans - a été présenté en juin, mais le volet politique tarde à être dévoilé.

Boycott palestinien

Les Palestiniens pour l'instant boycottent cet effort de paix américain. Ils accusent le gouvernement américain d'avoir justement rompu avec le «consensus international» en reconnaissant unilatéralement Jérusalem comme capitale d'Israël et en faisant la part belle aux revendications de l'Etat hébreu.

«La vision pour la paix que nous entendons présenter sera sans ambiguïté, contrairement à de nombreuses résolutions adoptées par cette chambre», a encore dit l'émissaire de Donald Trump devant le Conseil de sécurité. Pour lui, une solution «ne peut pas être imposée aux parties». «La seule manière d'avancer ce sont des négociations directes entre Israël et les Palestiniens», a-t-il insisté.

L'ambassadeur allemand Christoph Heusgen a réitéré l'attachement de son pays à la solution dite «à deux Etats», israélien et palestinien, sur la base de paramètres agréés par la communauté internationale. «Toute tentative de s'écarter de ces paramètres, définis collectivement, serait condamnée à l'échec», a renchéri l'ambassadeur français Nicolas de Rivière à l'intention des Etats-Unis.

(nxp/ats)