Attentat de Christchurch

22 mars 2019 04:43; Act: 22.03.2019 07:18 Print

Wellington rend hommage aux victimes

Une semaine après l'attentat de Christchurch, un appel à la prière a été diffusé vendredi dans tout le pays, suivi de deux minutes de silence.

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Des milliers de Pakistanais vêtus de blanc se sont rassemblés dans la ville centrale de Jhang pour faire une image humaine de la mosquée Al Noor de Christchurch. (Vendredi 12 avril 2019) Des Pakistanais déposent des fleurs sur les images des victimes de la mosquée de Christchurch. (Vendredi 12 avril 2019) Près de 20'000 personnes se rassemblent pour former une image humaine de la mosquée. (Vendredi 12 avril 2019) Un Néo-Zélandais de 33 ans a plaidé coupable vendredi de harcèlement contre des musulmans devant la mosquée Al Noor de Christchurch. (Vendredi 12 avril 2019) Un juge a ordonné vendredi l'expertise psychiatrique du tireur des mosquées de Christchurch. (5 avril 2019) Facebook a promis vendredi des mesures pour limiter l'usage de sa plateforme de vidéo Live, utilisée par l'auteur de l'attentat perpétré dans des mosquées de Christchurch en Nouvelle-Zélande. (Samedi 30 mars 2019) Des milliers de personnes se sont réunies pour une cérémonie à la mémoire des victimes de l'attaque de Christchurch. (Vendredi 29 mars 2019) Jacinda Ardern a ordonné lundi une enquête nationale officielle sur les attaques contre les mosquées de Christchurch afin d'établir si la police et le renseignement auraient pu empêcher le carnage. (Lundi 25 mars 2019) Des fidèles pénètrent dans la mosquée Al Noor, après sa réouverture samedi. (Lundi 25 mars 2019) Jacinda Ardern, la Première ministre néo-zélandaise, a annoncé que le pays organisera le 29 mars une cérémonie du souvenir en hommage aux 50 victimes du tueur des mosquées. (Dimanche 24 mars 2019) Les musulmans ont repris samedi le chemin de la principale mosquée de Christchurch pour la première fois depuis l'attaque, montrant que la vie commence à reprendre son cours huit jours après le drame. (Samedi 23 mars 2019) Une semaine après l'attentat de Christchurch, un appel à la prière a été diffusé vendredi dans tout le pays, suivi de deux minutes de silence. (22 mars 2019) La Première ministre néo-zélandaise a annoncé jeudi l'interdiction des fusils d'assaut et des armes semi-automatiques de type militaire. (21 mars 2019) Les premières funérailles des victimes de l'attentat des mosquées ont commencé mercredi en Nouvelle-Zélande. (20 mars 2019) La Première ministre de Nouvelle-Zélande Jacinda Ardern a promis mardi de ne jamais prononcer le nom de l'auteur de l'attaque et annoncé qu'il tomberait sous le coup de la loi la plus stricte. (Mardi 18 mars 2019) La diffusion de la vidéo du tueur de Christchurch en direct sur les réseaux sociaux est problématique et suscite un vif débat. (lundi 18 mars 2019) L'extrémiste australien Brenton Tarrant poursuivi dans l'enquête sur le carnage dans les mosquées de Christchurch compte se défendre seul. (Lundi 18 mars 2019) La police antiterroriste australienne a annoncé avoir perquisitionné lundi matin deux habitations en lien avec l'attentat contre deux mosquées vendredi à Christchurch, dont le dernier bilan est de 50 morts. (Lundi 18 mars 2019) La douleur est vive lors des hommages aux victimes du drame de Christchurch (Dimanche 17 mars 2019) Une femme dépose une gerbe de fleurs en hommage aux victimes de la tuerie de Christchurch. (Dimanche 17 mars 2019) Deux jours après le massacre, les Néo-Zélandais rendaient hommage aux 50 victimes. (Dimanche 17 mars 2019) Les derniers bilans font été de 50 victimes. (Dimanche 17 mars 2019) Les victimes de l'attaque des deux mosquées de Christchurch venaient des quatre coins du monde musulman. (Samedi 16 mars 2019) La police près de la mosquée Masjid al Noor, l'une deux visée par le terroriste Brenton Tarran vendredi. (Samedi 16 mars 2018) Le terroriste, Brenton Tarrant, a comparu pour meurtre et restera en prison jusqu'à sa prochaine audience. (Samedi 16 mars 2019) Après l'attaque des mosquées, la Première ministre néo-zélandaise veut durcir les lois sur le port d'armes. (Samedi 16 mars 2019) La une du quotidien local «The Press», à Christchurch. (samedi 16 mars 2019) A l'ambassade de Nouvelle-Zélande à Bruxelles, en Belgique, les citoyens pouvaient rendre hommage aux victimes. (15 mars 2019) En Finlande, le centre des congrès de Helsinki a été illuminé en bleu en hommage aux victimes en Nouvelle-Zélande. (15 mars 2019) A Hyde Park Corner à London, les Britanniques ont suivi l'appel de la reine à rendre hommage aux victimes du carnage. (15 mars 2019) Une image de l'homme qui a tué au moins 49 personnes dans des mosquées de la ville néo-zélandaise de Christchurch (Vendredi 15 mars). L'on peut distinguer sur cette photo, l'homme rentrer avec son arme dans une des mosquées. (15 mars 2019) Le mode opératoire du terroriste néozélandais et les motivations apparentes semblent porter la marque de l'extrémiste de droite norvégien Anders Behring Breivik. Ce dernier avait tué 77 personnes le 22 juillet 2011. (15 mars 2019) L'Australien de 28 ans ai publié un manifeste intitulé «The Great Replacement» (Le grand remplacement). L'écrit est dérivé d'une théorie du complot d'extrême droite selon laquelle il existerait un processus de substitution de la population européenne par des musulmans. (Vendredi 15 mars). La Première ministre Jacinda Ardern a décrit l'une des «journées les plus sombres» jamais vécues par cette nation du Pacifique Sud réputée paisible et dénoncé des violences «sans précédent». (15 mars 2019) La police a demandé aux fidèles d'éviter les mosquées «partout en Nouvelle-Zélande». (15 mars 2019) Consternation après l'attaque dans deux mosquées de la ville néo-zélandaise de Christchurch (Vendredi 15 mars). Une des mosquées touchée par l'attaque. (15 mars 2019) Des attaques dans deux mosquées dans la ville néo-zélandaise de Christchurch a fait au moins 49 morts ce vendredi 15 mars 2019. Consternation après l'attaque dans deux mosquées de la ville néo-zélandaise de Christchurch (Vendredi 15 mars). Voiture du présumé tireur. (15 mars 2019) Les affaires du présumé tireur qui a tué plusieurs musulmans en Nouvelle-Zélande ce vendredi 15 mars 2019. Les fusillades dans les mosquées ont fait au moins 49 morts. (15 mars 2019) De «multiples» personnes ont été tuées lors de fusillades contre deux mosquées de la ville néo-zélandaise de Christchurch durant la prière du vendredi, a déclaré la police. (15 mars 2019) «Quatre personnes sont en garde à vue, trois hommes et une femme», a dit le commissaire Mike Bush. (15 mars 2019) «Les décès, pour ce que nous en savons, sont survenus dans deux endroits, une mosquée sur Deans Avenue et une autre mosquée sur Linwood Avene», a déclaré le commissaire Mike Bush. (15 mars 2019) L'armée a désamorcé des engins explosifs retrouvés sur les véhicules des suspects. (15 mars 2019) Un grand périmètre dans cette ville de l'île du Sud a été bouclée par les forces de l'ordre. (15 mars 2019) Au moment de la fusillade, la mosquée Masjid al Noor, sur l'avenue Deans, était remplie de fidèles. (15 mars 2019) Toutes les écoles de la ville ont été bouclées. (15 mars 2019) La municipalité a ouvert une ligne de téléphone d'urgence pour les parents inquiets du sort de leurs enfants, qui participaient à une marche contre le changement climatique non loin de là. (15 mars 2019) Des bâtiments publics comme la bibliothèque centrale étaient aussi fermés. (15 mars 2019) La Nouvelle-Zélande est réputée pour sa faible criminalité. (15 mars 2019)

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L'appel à la prière a été diffusé vendredi dans toute la Nouvelle-Zélande, suivi de deux minutes de silence, pour rendre hommage aux 50 musulmans tués il y a une semaine par un extrémiste australien dans deux mosquées de Christchurch.

Des milliers de personnes, dont la Première ministre Jacinda Ardern, se sont recueillies en silence dans un parc en face de la mosquée al-Nour, la première visée le 15 mars par le tueur. Ce massacre filmé et diffusé en direct sur Facebook a provoqué une onde de choc dans un archipel connu pour sa tolérance, sa faible criminalité et sa tradition d'accueil.

Depuis une semaine, les Néo-Zélandais se sont mobilisés en nombre pour des veillées ou encore des célébrations du traditionnel haka maori. Vendredi encore, des habitants allaient embrasser leurs voisins musulmans dans d'émouvants témoignages de solidarité.

A 13h30 (00h30 GMT), le muezzin a lancé l'appel à la prière, qu'ont écouté des milliers de personnes rassemblées dans le Parc Hagley, près de la mosquée al-Nour. Cette prière a été relayée par les télévisions, les radios et sur de nombreux sites internet. Le pays a ensuite observé deux minutes de silence, notamment lors de rassemblements organisés à Auckland, Wellington et plusieurs autres villes.

En Australie, de l'autre côté de la mer de Tasman, de nombreuses personnes se sont également arrêtées à l'heure dite en signe de respect. L'imam de la mosquée al-Nour Gamal Fouda, qui dirigeait la prière, a dénoncé la haine tout en notant le formidable élan de solidarité apparu en Nouvelle-Zélande depuis la tragédie.

«Un sentiment de joie»

«Je regarde et je vois l'amour et la compassion dans les yeux de milliers de compatriotes néo-zélandais et d'êtres humains dans le monde entier», a-t-il dit. «Ce terroriste voulait diviser notre Nation au nom d'une idéologie maléfique (...) Mais, au contraire, nous avons montré que la Nouvelle-Zélande était indivisible.»

Une semaine après, la mosquée al-Nour demeure fermée, et des ouvriers s'efforcent de restaurer ses murs criblés de balles pour qu'elle rouvre au plus vite. Après la prière, vendredi, la tristesse a cédé la place à la communion entre musulmans et non-musulmans posant ensemble pour des photos devant l'impressionnant parterre de bouquets de fleurs.

Ainsi Koro Tini, un Maori de 46 ans aux tatouages traditionnels très élaboré sur le visage et vêtu d'un costume indigène cérémonial, est-il venu embrasser un fidèle musulman. «Nous ne pensions pas poser pour des photos après la prière mais il y a des gens qui voulaient le faire», a explique M. Tini. «Il y a un sentiment de joie.»

De nombreuses femmes à travers le pays ont choisi de porter un foulard vendredi pour exprimer leur solidarité avec la communauté musulmane. Certaines publiaient des photos d'elles ainsi voilées sur les réseaux sociaux, sous le hashtag #HeadScarfforHarmony («Foulard pour l'harmonie»).

«Je le porte pour prendre conscience de la terreur que les musulmans ressentent chaque jour, en s'inquiétant pour leur propre sécurité», a dit à l'AFP Kirsty Wilkinson venue dans le Parc Hagley avec deux femmes également voilées. «Le message que je veux adresser est que la haine ne peut pas l'emporter.»

«Le véritable islam»

Brenton Tarrant, un suprémaciste blanc de 28 ans, a abattu 50 personnes âgées de 3 à 77 ans et blessé des dizaines de personnes dans ce massacre. «Les gens disent que les musulmans sont des terroristes», a dénoncé Salwa Mustafa, qui a perdu son mari Khalid et un fils de 15 ans Hamza. «Le monde entier a vu qui est le terroriste.» «Les musulmans sont des gens de paix et d'amour, pas des terroristes. J'espère que le monde entier peut maintenant comprendre le véritable islam, la réalité de l'islam».

La Nouvelle-Zélande a réagi à ce carnage des mosquées en interdisant jeudi les armes semi-automatiques et fusils d'assaut, ce qui a relancé les appels au contrôle des armes à feu aux Etats-Unis. Jacinda Ardern avait promis immédiatement après la tuerie un durcissement d'une législation qui avait permis au tueur d'acheter en toute légalité l'arsenal ayant servi à l'attaque. «Toutes les armes semi-automatiques utilisées dans l'attaque terroriste de vendredi seront interdites dans ce pays», a-t-elle déclaré.

La police a révélé vendredi s'être entretenue en octobre 2017 avec l'auteur de la tuerie avant de lui octroyer le permis grâce auquel il avait acquis les armes utilisées dans le massacre.

Brenton Tarrant, qui a été inculpé samedi, avait demandé un permis de port d'arme en septembre 2017 et une «équipe de contrôle des armes à feu» de la police lui a rendu visite à domicile à Dunedin (sud) le mois suivant, a indiqué un porte-parole de la police dans un communiqué. Son permis avait été approuvé en novembre 2017.

(nxp/afp)