Sommet du G7

26 août 2019 11:13; Act: 26.08.2019 21:47 Print

Zarif en France: Rohani joue la carte du dialogue

Critiqué par l'aile dure de son régime, le président iranien défend l'option du dialogue pour résoudre la crise autour de son programme nucléaire.

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Photo de famille pour les chefs d'Etats invités au G7 de Biarritz. (Dimanche 25 août 2019) Lundi est le dernier jour du sommet d'un G7 marqué par l'Iran et la guerre commerciale. (Dimanche 25 août 2019) Le président Macron lors d'une conférence de presse. (Dimanche 25 août 2019) Les Macron accueillent les Trump sur le tarmac à Biarritz. (Samedi 24 août 2019) A Bayonne, les manifestants s'en prennent aux forces de l'ordre. (Samedi 24 août 2019) Le Premier ministre britannique Boris Johnson, entouré des Macron à son arrivée en France. (Samedi 24 août 2019) (Samedi 24 août 2019) De nombreux manifestants se sont réunis à Bayonne pour protester contre le G7. (Samedi 24 août 2019) Le Premier ministre Giuseppe Conte lors de son arrivée à Biarritz. (Samedi 24 août 2019) Le dirigeant britannique Boris Johnson en compagnie de son homologue canadien, Justin Trudeau. (Samedi 24 août 2019) Merkel et Macron lors d'une séance bilatérale à l'Hôtel du Palais à Biarritz. (Samedi 24 août 2019) Donald Trump et Emmanuel Macron ont déjeuné ensemble en préambule du sommet du G7. (Samedi 24 août 2019) La chancelière allemande Angela Merkel devant la haie d'honneur qui l'accueille pour le sommet du G7. (Samedi 24 août 2019) Le Premier ministre japonais Shinzo Abe en compagnie de sa femme. (Samedi 24 août 2019) Le président américain Donald Trump et sa femme descendent de l'avion. (Samedi 24 août 2019) Sebastian Pinera, président du Chili. (Samedi 24 août 2019) Le Premier ministre britannique Boris Johnson arrive à son tour à Biarritz pour le sommet du G7. (Samedi 24 août 2019) Le Premier ministre canadien Justin Trudeau, lors de son arrivée à Biarritz. (Samedi 24 août 2019) Un activiste anti-G7 arrêté par un policier français. Les manifestants se sont installés aux alentours de Biarritz. (Samedi 24 août 2019) Des policiers patrouillent aux abords de la plage de Biarritz, non loin du lieu où se tient le sommet du G7. (Samedi 24 août 2019) Un dessin dans le sable de la plage de Biarritz et qui représente les sept leaders du G7. (Samedi 24 août 2019) Le président français Emmnanuel Macron donne un discours avant l'ouverture du sommet du G7. (Samedi 24 août 2019)

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Le président iranien, Hassan Rohani, doit faire face aux critiques de l'aile dure du régime après la visite surprise du ministre des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif dimanche en France.

«Je pense que nous devons utiliser tous les outils pour (servir) les intérêts nationaux», a affirmé le président Rohani dans un discours retransmis en direct par la TV d'Etat. «Si je sais que je vais à une réunion susceptible de conduire à la prospérité dans mon pays et de régler les problèmes des gens, je n'hésite pas», a-t-il ajouté.

«L'essentiel est l'intérêt national», a-t-il insisté sous les applaudissements du public, lors d'un évènement marquant les réalisations du gouvernement dans les zones rurales. Le gouvernement iranien fait face à des critiques virulentes après la visite surprise de M. Zarif, invité dimanche à Biarritz par le président français Emmanuel Macron, en marge du sommet du G7.

Rencontre avec Macron

M. Zarif a rencontré M. Macron et son homologue français Jean-Yves Le Drian ainsi que des représentants des deux autres pays européens - Allemagne et Grande-Bretagne - signataires de l'accord international sur le nucléaire iranien de 2015. Cet accord a été dénoncé par les Etats-Unis, qui ont réimposé des sanctions économiques étouffant l'Iran.

L'administration du président Donald Trump applique une politique de pression maximale sur Téhéran, qui réplique en se libérant progressivement des limitations de son programme nucléaire prévues par l'accord de Vienne.

«Malvenu»

Lundi, le journal ultra-conservateur Kayhan a qualifié de «malvenu» le déplacement du ministre des Affaires étrangères en France. Kayhan a jugé que le fait qu'il s'agisse de la deuxième visite de M. Zarif en France en quelques jours envoie «un message de faiblesse et de désespoir».

«Ces démarches malvenues sont entreprises dans l'optique imaginaire d'une ouverture mais cela ne donnera aucun autre résultat que davantage d'insolence et de pression» de la part des Etats-Unis, a critiqué le journal.

Dans le journal réformiste Etemad, la visite de M. Zarif est en revanche jugée comme le «moment le plus prometteur» pour l'Iran depuis le retrait unilatéral il y a 15 mois de Washington de l'accord nucléaire.

«Vu les efforts déployés par (Emmanuel) Macron ces derniers mois, on peut espérer que les réponses de (Donald) Trump aux idées de Macron ont été la raison principale du déplacement de Zarif (...) à Biarritz», a avancé le journal.

(nxp/ats)