Proche-Orient

09 juillet 2014 12:09; Act: 09.07.2014 23:59 Print

Zone de sécurité autour de la bande de Gaza

Depuis que les tirs de roquettes se sont multipliés autour de la bande de Gaza, le DFAE conseille aux voyageurs de ne pas séjourner dans un rayon de 40 kilomètres autour du territoire contrôlé par le Hamas.

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L'armée israélienne a intensifié ses tirs sur la bande de Gaza, mercredi. (Photo: Keystone/AP/Uncredited)

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Les hostilités se sont poursuivies mercredi entre le Hamas et Israël. D'un côté, des tirs de roquettes en direction du territoire israélien et de l'autre des bombardements à un rythme soutenu dans la bande de Gaza, qui ont fait au moins 38 tués et ont été qualifiés de «génocide» par le président palestinien Mahmoud Abbas, ont été observés.

Des missiles du système israélien de défense «Dôme de fer» ont, pour la seconde journée consécutive, intercepté une roquette lancée vers Tel Aviv. D'autres sites proches de la capitale économique du pays et plus au sud, non loin de Gaza, ont également été visés par des tirs de roquettes qui n'ont provoqué aucun décès côté israélien.

La deuxième chaîne de télévision a fait état d'un blessé léger à Zichron Yaakov, une ville à 115 km au nord de l'enclave palestinienne. Selon l'armée israélienne, 48 roquettes ont touché le pays mercredi et le «Dôme de fer» en a abattu 14 autres.

Centaines de sites touchés

Malgré les sirènes d'alarme, les commerces sont restés ouverts en Israël, les voitures ont continué à circuler et la bourse de Tel Aviv ne semblait pas subir les conséquences de la situation.

Dans la ville de Gaza, secouée par l'écho régulier des déflagrations - plusieurs centaines pour la seule journée de mercredi, selon les habitants -, la principale artère commerçante était quasiment déserte.

L'armée israélienne dit avoir frappé 550 sites du Hamas en deux jours, dont 60 servaient à lancer des roquettes de l'autre côté de la frontière, et 11 maisons de hauts responsables du Hamas.

Selon les autorités palestiniennes, au moins 25 maisons ont été détruites ou endommagées et certaines d'entre elles n'étaient pas la propriété d'activistes.

Trente victimes civiles

Les forces israéliennes traquent aussi les chefs des mouvements armés. Une frappe aérienne sur une habitation du nord de la bande de Gaza mercredi a coûté la vie à un dirigeant du Jihad islamique et à cinq membres de sa famille, selon le ministère palestinien de l'Intérieur.

Une Palestinienne de 80 ans a été tuée dans un autre bombardement dans le centre du territoire, ont dit des responsables locaux.

Au moins 30 civils, dont six enfants, figurent parmi les 38 Palestiniens tués depuis mardi, ont rapporté des responsables hospitaliers, qui font état de 230 blessées.

Réservistes mobilisés

Les dirigeants israéliens, qui semblent bénéficier du soutien d'une bonne part de la population, ont commencé à préparer l'opinion à une campagne de longue haleine contre le Hamas. Ils n'excluent pas une intervention terrestre dans la bande de Gaza, que le mouvement islamiste contrôle depuis juin 2007. Ils ont donné leur feu vert à la mobilisation de 40'000 réservistes.

«Nous avons décidé d'intensifier encore les attaques contre le Hamas et les organisations terroristes à Gaza», a dit le Premier ministre Benjamin Netanyahu dans un communiqué.

Appel à la retenue

L'Union européenne et les Nations unies ont appelé les deux camps à la retenue. Le président américain Barack Obama a fait de même, mais la Maison blanche a aussi exprimé son «soutien au droit d'Israël à se défendre contre ces violentes attaques».

Le président palestinien Mahmoud Abbas, qui a scellé en avril un accord de réconciliation avec le Hamas, s'est entretenu avec son homologue égyptien Abdel Fattah al Sissi. L'Egypte a appelé Israël et le Hamas palestinien à mettre fin à l'escalade des violences dans la bande de Gaza. M. Abbas a par ailleurs accusé Israël de commettre un «génocide» dans la bande de Gaza.

(ats)