Neuchâtel

02 février 2009 22:44; Act: 02.02.2009 20:55 Print

«Le propriétaire d’une arme factice se met en danger»

Les cas impliquant des faux pistolets se multiplient. La police tient à mettre en garde les détenteurs.

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C’est avec un pistolet factice, ressemblant comme deux gouttes d’eau à un vrai, qu’un ado de 16 ans avait braqué une station-service à Couvet (NE) l’automne dernier. «Ce cas n’est pas du tout isolé, c’est pour ça que nous communiquons», explique Pascal Luthi, porte-parole de la police cantonale.

Dans une moindre ampleur que dans l’affaire de Couvet, les pandores ont constaté ces derniers mois une multiplication des cas impliquant des faux pistolets qui peuvent passer pour des vrais. «Nous avons trouvé des armes factices dans des altercations, dans des interpellations concernant des affaires de stupéfiants et aussi dans un rassemblement en soirée, énumère Pascal Luthi. Dans ce dernier cas, l’exposition de l’arme a provoqué un mouvement de panique.»

Le porte-parole explique aussi que «le détenteur d’une telle arme se met en danger lui-même. Non seulement vis-à-vis de la police, mais aussi dans une altercation, car on ne sait pas comment la partie adverse peut réagir.»

Le port de ces armes est désormais réglementé (lire encadré). Il est interdit dans les lieux publics. Le transport est autorisé seulement entre le lieu d’achat et le domicile, entre ce dernier et un centre d’entraînement ou de compétition, ou lors d’un déménagement. L’arme doit être rangée dans une valise, un sac ou une housse, et en aucun cas être portée directement sur soi.

nlu/ats