Manifestation

13 mai 2012 21:13; Act: 13.05.2012 21:18 Print

10'000 personnes ont fêté la nature ce week-end

La deuxième édition de la Fête de la nature a attiré 10'000 personnes samedi et dimanche en Suisse romande.

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Près de 200 animations étaient proposées, de la découverte des moutons de l'Université à Lausanne à l'observation des chauve-souris à Bulle. La manifestation a suscité «une belle mobilisation malgré les caprices de la météo», ont expliqué dimanche les organisateurs. Le public a joué le jeu de la découverte et l'essentiel des 198 événements proposés a affiché complet.

«Nous sommes satisfaits. Tout a bien fonctionné, et la pluie de samedi a permis de découvrir la nature différemment», a expliqué à l'ats Vincent Delfosse, coordinateur de la fête et membre de l'équipe de La Salamandre, qui organise la manifestation.

Toute la Suisse dès 2014

Cette fête, gratuite, proposait de nombreux ateliers, excusions et sorties dans tous les cantons romands. Une prochaine édition est d'ores et déjà annoncée pour les 25 et 26 mai 2013. Et les organisateurs espèrent rendre le rendez-vous national dès 2014.

Pluie oblige, quelque sorties ont dû être annulées, notamment celles sur les papillons, des animaux ne volant que par beau temps. Tout au long du week-end, le public, qui s'était inscrit à l'avance sur internet, a pu suivre des animations très diversifiées.

Des moutons à l'université

«Tina, pousse, pousse à gauche»: le berger de l'Université de Lausanne (UNIL) demande à son border collie de ramener le troupeau de 50 moutons dans l'enclos. Depuis la fin des années 80, la Haute Ecole fait paître des moutons - des nez noirs du Valais, des blancs des Alpes mais aussi des bruns noirs du pays - dans ses prés.

Pour Tina, c'est la quatrième démonstration de la journée et la fatigue commence à se faire sentir. Par petits groupes de 15 ou 20 personnes, les visiteurs ont bravé la pluie samedi pour venir découvrir ce troupeau apprécié des professeurs comme des étudiants.

Un chouette langage

Plus loin, Charlène Ruppli, doctorante à l'UNIL, fait partager sa passion pour la chouette hulotte et effraie. L'Université a installé près de 700 nichoirs - pour la plupart dans le canton de Vaud - pour étudier ce rapace nocturne, encore assez mal connu.

«Savez-vous que les bébés de la chouette effraie négocient leur nourriture entre elles», demande la doctorante, qui s'intéresse au système de communication de ces oiseaux. La nuit, lorsque les parents chassent, les bébés communiquent par des milliers de cris. «C'est une sorte de pré-langage, mais ils se parlent vraiment».

(ats)