Oskar Freysinger diffamé

01 février 2011 11:18; Act: 01.02.2011 12:14 Print

Adolphe Ribordy débouté par le Tribunal valaisan

Oskar Freysinger a obtenu gain de cause. Le rédacteur en chef Adolphe Ribordy a été reconnu coupable de diffamation pour avoir comparé l'élu valaisan à Adolf Hitler.

Sur ce sujet
Une faute?

L'ex-rédacteur en chef de l'hebdomadaire «Confédéré», qui avait publié un photomontage montrant côte à côte Oskar Freysinger et Adolf Hitler, a été reconnu coupable de diffamation. Le Tribunal cantonal valaisan a confirmé en appel sa condamnation à 120 heures de travail d'intérêt général avec deux ans de sursis.

Le jugement a été rendu le 7 décembre 2010 et les considérants ont été communiqués aux parties lundi, écrit mardi le Tribunal du canton du Valais. La cour a rejeté l'appel formé par Adolphe Ribordy, ancien rédacteur en chef du journal du Parti libéral- radical valaisan, contre le verdict rendu en octobre 2009 par le Tribunal de Martigny.

Sous les portraits du conseiller national UDC et d'Adolf Hitler publiés dans le magazine en août 2007 figuraient le slogan «Autrichiens: on a déjà donné». Alors en pleine campagne pour les élections fédérales, le politicien, d'origine autrichienne, avait déposé plainte, estimant que rien ne peut l'assimiler au national- socialisme ou à Hitler.

Appel probable

Adolphe Ribordy va «très vraisemblablement» faire appel auprès du Tribunal fédéral, a dit son avocat Léonard Bender, interrogé par l'ATS. Il dispose de trente jours pour prendre une décision.

Selon l'avocat, le jugement du Tribunal cantonal comporte une «contradiction centrale». Il reconnaît que le photomontage est un pastiche, mais il en fait une lecture au premier degré, estimant que le magazine a assimilé le conseiller national UDC à Adolf Hitler.

Pour Oskar Freysinger, le Tribunal cantonal reconnaît qu'Adolphe Ribory a porté atteinte à son honneur d'homme politique, mais aussi de père de famille, d'époux et d'enseignant. Contrairement à ce que soutenait l'ex-rédacteur en chef du «Confédéré», un contexte politique de campagne électorale «n'enlève pas toute portée à la protection que le droit pénal accorde encore à un homme politique», écrit-il dans une prise de position envoyée à l'ATS.

(ap)