La Chaux-de-Fonds (NE)

27 février 2015 11:11; Act: 27.02.2015 12:21 Print

Affaire Monnard: «Une honte intense»

Président de la section locale des libéraux-radicaux et membre de la commission des finances, Christophe Ummel se confie sur le nouveau scandale qui secoue sa ville.

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A peine remise de l'affaire Legrix, voilà la ville de la Chaux-de-Fonds embourbée dans un autre tragédie politique depuis une semaine: l'affaire Monnard. Interviewé dans le quotidien neuchâtelois «L'Express» vendredi, Christophe Ummel fait part de sa colère et de sa honte face à l'attitude de son collègue de parti Pierre-André Monnard, qui siège à l'Exécutif de la ville de la Chaux-de-Fonds. Il explique aussi comment il a été averti du budget déficitaire de la ville à hauteur de 12 millions pour 2014 alors que le Conseiller communal Monnard en annonçait 2 seulement.

C'est le 18 février dernier que l'Exécutif de la ville a informé la commission des finances de la commune de la situation financière réelle. Ce soir-là, Christophe Ummel dit dans le journal neuchâtelois avoir vécu «un moment de honte intense: je suis rentré épuisé et déconfit. Je n'ai pas dormi» cette nuit-là. Le lendemain il dit être allé trouver Monnard dans son bureau pour obtenir des informations qui pourraient expliquer la situation en sa faveur, mais le directeur des finances de la Chaux-de-Fonds n'a rien pu dire de convaincant, c'est pourquoi Christophe Ummel et le PLR (libéraux-radicaux) de la ville lui ont retiré leur confiance et lui ont demandé publiquement de démissionner.

Certains au sein du parti voulaient-ils depuis longtemps la tête de Pierre-André Monnard, demande notre confrère de «L'Express»? Christophe Ummel balaie cette rumeur en soulignant que la semaine avant que la réalité sur les finances de la ville soit dévoilée, le parti local soutenait «à fond» Monnard pour qu'il figure en tête de liste aux élections d'octobre au Conseil national à Berne , sans passer par des primaires (ndlr: élection interne au sein du parti).

Dans le même article, un ancien patron d'une entreprise neuchâteloise de construction, mise en faillite en 2002 après 60 ans d'activité, témoigne contre Pierre-André Monnard. Il l'avait engagé en 1996 comme chef de la comptabilité et des finances de sa société alors florissante selon lui. Mais Monnard par son incompétence aurait coulé l'entreprise, cependant sans détourner de l'argent tient-il à préciser: «lorsqu'il n'a plus pu masquer son incompétence, il est parti en burn-out». Ce chef d'entreprise précise qu'après l'élection en 2008 de Monnard à l'Exécutif de la ville de La Chaux-de-Fonds, à la tête des finances, il avait alors mis en garde des personnalités politiques...

(fnt)