1er mai

01 mai 2012 15:41; Act: 01.05.2012 15:48 Print

Alain Berset défend la santé sociale

Le conseiller fédéral a plaidé mardi pour un développement économique solidaire du bien-être social, à l'occasion de la célébration de la Fête du travail à Fleurier (NE).

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Pour sa première participation à la Fête du travail en tant que conseiller fédéral, Alain Berset a souligné mardi à Fleurier (NE) l'importance des assurances sociales pour la cohésion sociale et la paix du travail. Pour le socialiste, le développement social doit accompagner l'évolution économique.

«Il est essentiel d'allier le développement social au développement économique. Ce sont les deux faces du même franc», a déclaré mardi le chef du Département fédéral de l'intérieur (DFI) devant une petite foule de militants et de personnalités de la gauche neuchâteloise, tels les conseillers nationaux Jacques-André Maire (PS/NE) et Francine John-Calame (Verts/NE) ainsi que le conseiller aux Etats Didier Berberat (PS/NE).

Les difficultés au travail ont des effets physiques, mais aussi psychiques comme le stress ou le burn-out, a-t-il rappelé. Selon lui, c'est un défi social et économique qui monte et qui prend toujours plus d'importance.

Solidarité sociale

Pour le Fribourgeois, une société plus juste et plus solidaire est une société où le politique prend en compte ces aspects de la santé sociale et propose des solutions pour un développement économique solidaire du bien-être social. Aux yeux du conseiller fédéral, des assurances sociales de qualité constituent la marque la plus sûre que le développement social accompagne le développement économique.

Aujourd'hui, comme hier, il ne s'agit pas seulement de défendre des acquis, a-t-il affirmé. Selon lui, il est essentiel de conserver de l'équilibre dans le changement.

Discrète désapprobation

Le changement «ne peut pas se faire sans équilibre entre la demande d'une sécurité sociale plus juste et la nécessité d'une adaptation des prestations au monde actuel. Le refus de l'adaptation du taux de conversion minimum est l'exemple de ce qu'il ne faut pas faire».

Ces dernières affirmations ont provoqué quelques grognements discrets dans l'assistance, mais des applaudissements ont régulièrement ponctué le discours de celui que les orateurs ont eu du mal à ne pas appeler simplement «Alain».

Société plus juste

M.Berset a aussi plaidé en faveur de l'égalité. «Une société plus juste est une société de l'égalité des chances». Il relève que pour un travail équivalent, les femmes touchent un salaire en moyenne 18,4% inférieur à celui des hommes.

A l'issue de son allocution, le conseiller fédéral a reçu un «médicament» bien typique de la région: une bouteille d'absinthe reliée à une perfusion. Il est ensuite allé manger la paëlla dans la bonne humeur.

En bredzon au vallon

Le fumet de celle-ci avait embaumé la manifestation en plein air et avait fait patienter les participants, le conseiller fédéral ayant eu quasi une heure de retard du fait de ses obligations. Afin qu'il ne se sente pas trop dépaysé en terre neuchâteloise, la Société des Fribourgeois du Val-de-Travers était représentée par un de ses membres en bredzon.

Les militants avaient pu aussi écouter en l'attendant les autres orateurs, dont une représentante du Front français de gauche qui leur a vanté les mérites de Jean-Luc Mélenchon. Selon elle, ce dernier a redonné l'espoir à la gauche et remis au goût du jour la conscience de classe. Un autre orateur a cité Marx. Assez loin de Charles Péguy cité par Alain Berset.

(ats)