Valais

27 novembre 2019 18:03; Act: 29.11.2019 17:19 Print

Paradis pour animaux géré par une perverse

par Christian Humbert - La cofondatrice d'une association de défense des bêtes et son ami ont multiplié les actes sexuels avec leurs «protégés».

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La femme a notamment été filmée par son compagnon alors qu'elle entretenait une relation sexuelle complète avec un pitbull. (Photo: iStock/Image prétexte)

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L’affaire a de quoi inspirer le dégoût: un maçon fribourgeois quadragénaire a partagé sa perversité avec sa compagne, une mère de famille de 37 ans. Ils se sont tous deux adonnés à des actes sexuels avec des animaux.

En juin 2018, l’homme, connu sous le pseudo de «dog sauvage» a écrit des courriels où il expliquait être attiré par des pratiques de zoophilie. L’enquête a ensuite montré qu’il consultait régulièrement des sites spécialisés dans ce domaine et qu’il conservait de ses visites virtuelles des captures d’écran tout à fait explicites. Par ailleurs, entre 2011 et 2012, c’est lui qui a joué les vidéastes, filmant à plusieurs reprises sa compagne pendant qu’elle entretenait des relations sexuelles complètes avec un pitbull.

Plus récemment, la trentenaire a aussi pratiqué ce type d’actes avec l’un des chiens du couple. Et les enquêteurs ont découvert dans le téléphone portable de la femme des vidéos et des photos de zoophilie. Une des images la montre par exemple en train de tenir le sexe d’un poney. Là où l’affaire devient cocasse, c’est que cette Vaudoise est la cofondatrice d’une association de défense des animaux et qu’elle gère une ferme accueillant des bêtes promises à l’abattoir.

Pas de procès public

Ces actes ne choquent pas seulement la morale, ils enfreignent aussi les lois sur la protection des animaux et sur la pornographie. Tous deux été reconnus coupables et ont écopé de 80 jours-amende avec sursis et de 500 francs d’amende.

En acceptant sans opposition la condamnation rendue par une procureure valaisanne, ils ont aussi échappé à un procès public. 

Animaux placés dans un autre refuge

Les animaux abusés ont été placés dans le refuge La bouche qui rit à Martigny (VS) sous mandat du vétérinaire cantonal depuis le mois d'août dernier, indique la fondatrice de cet établissement dans un post Facebook.