Ponts-de-Martel (NE)

14 décembre 2008 22:44; Act: 15.12.2008 11:13 Print

Choisir et couper son sapin de Noël en toute légalité

par Nando Luginbuhl - Le braconnage de sapins est interdit. Un fermier reconverti propose une parade pour assouvir l’instinct de bûcheron des fans de conifères.

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Même si les forêts suisses regorgent de conifères, couper soi-même son arbre de Noël est une pratique qui reste illégale. Le braconnage de sapins est en effet assimilé à du vol par la loi.

Nil Henchoz propose une parade. Il possède 10 000 conifères sur 17 hectares de terre, autrefois dévolus à l’élevage de vaches et de chevaux. «Ma femme est végétarienne, alors j’ai arrêté les bêtes et je me suis lancé dans le sapin», raconte le nouveau pépiniériste. Alors qu’il aurait pu se contenter de son entreprise de location de matériel de cinéma, il ressent le besoin de garder un lien avec la terre. Lui-même père, il aime accueillir les familles. Aux bambins de choisir l’arbre, au papa la tâche de couper le tronc. «Là, avec toute cette neige, je propose de faire le boulot.»

Son activité se veut aussi écologique: «C’est absurde de faire parcourir des kilomètres à des Nordmann ou des sapins blancs depuis le Danemark ou l’Allemagne. En Suisse nous avons de magnifiques sapins. Le vrai arbre de Noël, c’est l’épicéa! Avant que la chrétienté ne s’empare de la fête, les Celtes célébraient déjà le renouveau, à la fin décembre, en décorant un épicéa.»

En Suisse, un million de sapins sont vendus par année. Seul un tiers provient du sol helvétique. Mais la tendance fléchit, grâce à des initatives similaires.