Ottawa

23 octobre 2014 09:35; Act: 23.10.2014 09:46 Print

Des jeunes Fribourgeois au coeur de la fusillade

Une classe de Bulle en voyage au Canada avait précisément choisi de visiter le parlement d'Ottawa, mercredi, lorsque la fusillade a éclaté.

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27.10 Le Canadien de 32 ans, qui a tué un militaire avant d'être abattu mercredi dans le Parlement à Ottawa, a agi pour «des motifs politiques», selon les preuves retrouvées par la police. 24.10 Entre le moment où Michael Zehaf-Bibeau est aperçu pour la première fois aux abords du monument aux morts à Ottawa, avant de tirer sur le soldat et le tuer, et sa mort, il s'est déroulé moins de cinq minutes. 23.10 Un homme a été placé en garde à vue jeudi à Halifax (est du Canada), a annoncé la police qui le soupçonne d'avoir abandonné une arme dans un autobus de la ville. Cette arrestation est réalisée en pleine psychose au Canada après le meurtre, en trois jours, de deux militaires par deux tueurs différents. 23.01 Un homme a été arrêté jeudi matin à proximité du monument aux morts d'Ottawa, où un soldat canadien a été tué la veille... 23.01 ...Au moment même où le Premier ministre Stephen Harper et son épouse allaient s'y recueillir. 23.10 L'auteur de la fusillade au Parlement d'Ottawa mercredi a été identifié. Ce Canadien de 32 ans était suivi par les services de renseignements et s'était fait récemment retirer son passeport. Le Premier ministre Stephen Harper a assuré mercredi, après l'assassinat de deux soldats en trois jours, que «le Canada ne sera jamais intimidé» par les «organisations terroristes». L'officier de la Gendarmerie royale du Canada qui a mis hors d'état de nuire le tireur qui a ouvert le feu dans le Parlement a été célébré comme un héros par son pays. 22.10.2014 Au moins une vingtaine de coups de feu ont été tirés mercredi matin dans l'enceinte du Parlement canadien d'Ottawa où la police traquait un ou des hommes armés, ont raconté des témoins se trouvant à l'intérieur. Un soldat et le tireur ont été tués. «Un homme est entré dans le Parlement en courant. Il était poursuivi par des policiers armés de fusils qui criaient à tout le monde de se mettre à couvert», a déclaré à l'AFP Marc-André Viau, un employé du Parlement. Un soldat montant la garde à l'extérieur, devant le Monument aux morts, a été grièvement blessé. Il est décédé peu après. Des commandos de la police lourdement armés ont été rapidement déployés autour du bureau du Premier ministre canadien Stephen Harper et du Parlement fédéral, qui a été bouclé. Des fleurs ont été déposées en l'honneur du soldat tué. L'officier de la Gendarmerie royale du Canada qui a mis hors d'état de nuire le tireur qui a ouvert le feu dans le Parlement a été célébré comme un héros par son pays. Ici, une image de lui en 2011. Les forces aériennes ont été mises en état d'alerte.

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Retranchés avec leurs professeurs dans la chapelle du parlement d'Ottawa, 14 élèves du Collège du Sud, à Bulle (FR), ont vécu de longues heures d'angoisse mercredi. «La Liberté» a pu contacter l'un d'eux. Il explique que la classe venait de découvrir le parlement et qu'elle poursuivait sa visite dans la tour du parlement lorsque la fusillade a éclaté. «Nous étions en train de monter quand le premier coup de feu a retenti. Nous avons d'abord cru que c'était un objet qui était tombé. Puis rapidement, on a vu que c'était plus grave. On a entendu des cris et de nouveaux coups de feu. Des agents de sécurité nous ont demandé de rentrer dans la chapelle, grande comme une salle de classe», raconte Samuel Bonvin. Confiné là durant plusieurs heures, les jeunes ont obtenu quelques informations sur la situation à Ottawa depuis la Suisse, via leurs parents. «Et de temps en temps, l'agent de sécurité, qui recevait des renseignements par son oreillette, nous les communiquait. Nous étions en état de choc. On voyait bien que c'était le chaos.»

De son côté, le recteur du Collège du Sud a suivi la situation depuis Bulle avec beaucoup d'angoisse également. «Le DFAE a créé une cellule de crise, contacté l'ambassade de Suisse et mis en place une «help line», a-t-il raconté à «La Liberté». Les informations que nous recevions par le truchement des messages des élèves adressés à leurs parents étaient fort variables. De notre côté, nous suivions les infos sur CNN et d'autres sites. Quand la zone a été sécurisée, nous avons pu entrer en contact avec un professeur. Il était en confiance mais la situation est restée longtemps très tendue.»

Les élèves, qui devaient dormir dans une auberge de jeunesse située à proximité du centre commercial également touché par des tirs, ont pu être relogés. Tous regagneront la Suisse vendredi, leur voyage touchant de toute façon à sa fin.

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