Fribourg

11 septembre 2019 10:19; Act: 11.09.2019 10:33 Print

Election mouvementée pour un procureur

Au terme de cinq tours de scrutin, un nouveau procureur du Ministère public fribourgeois a été élu. Il s'agit de Stéphanie Amara.

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Plusieurs députés ont dénoncé la politisation de l'élection, même si le principe du choix final revenant au Grand Conseil n'a pas été remis en cause. (Photo: Keystone/archive)

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L'élection d'un procureur au Ministère public fribourgeois s'est révélée tourmentée devant le Grand Conseil, nécessitant cinq tours de scrutin. La commission de justice voulait une femme pour remplacer une femme. Mais une autre candidate que la sienne a passé.

C'est finalement Stéphanie Amara, née en 1982, qui l'a emporté mercredi au terme de cinq tours de scrutin d'une élection commencée la veille. Elle avait fait irruption mardi, soutenue par la gauche, dans l'opposition entre les deux principaux candidats.

Le premier était Julien Aubry, né en 1984, qui avait les faveurs du Conseil de la magistrature du canton de Fribourg, l'autorité de préavis indépendante du pouvoir politique qui avait placé Stéphanie Amara en troisième position seulement. C'était sans compter sur la volonté affichée de la commission de justice du Grand Conseil.

Celle-ci a soutenu la candidature d'une femme, dans une volonté de voir la procureure Yvonne Gendre, qui part en retraite, remplacée par une femme. Cette candidature était celle de Caterina Aeberli, née en 1987, et ce, à une large majorité de ses sept membres.

Politisation

Après trois tours de scrutin serrés, Caterina Aeberli a été éliminée de la course. A l'issue du quatrième tour, mardi en fin de journée, Julien Aubry, soutenu notamment par les libéraux-radicaux, est arrivé en tête du scrutin. Il devançait alors Stéphanie Amara et un invité-surprise en la personne d'Alexandre Sacha Khomutov. Le fils du hockeyeur russe Andreï Khomutov était soutenu par l'UDC.

La tournure des événements a entraîné plusieurs prises de parole mercredi pour déplorer la situation. Plusieurs députés ont dénoncé la politisation de l'élection, même si le principe du choix final revenant au Grand Conseil n'a pas été remis en cause.

(nxp/ats)