Jura

24 avril 2019 06:15; Act: 24.04.2019 11:55 Print

Fils de détenus placé en foyer: sa mamy se rebiffe

Un élève de 11 ans très belliqueux est au centre d’un bras de fer entre sa grand-maman et la Protection de l’enfance.

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L'enfant de 11 ans a souvent été impliqué dans des bagarres. (Photo: iStock / image prétexte)

Une faute?

Quand les parents d’un mineur à problèmes sont absents, qui, de ses grands-parents ou d’une institution, est plus apte à s’occuper de son éducation? Juan*, un élève de 11 ans, bagarreur et sujet à des problèmes de comportement, est au centre d’une bataille entre sa grand-mère et l’Autorité de protection de l’enfant et de l’adulte (APEA) du Jura.

Le cas est d’autant plus délicat que les deux parents de l’enfant sont en prison en Espagne. C’est dans ce pays que Juan et ses trois petits frères vivaient avant que toute la fratrie rejoigne sa grand-mère dans le Jura.

Curatrices très expéditives

En janvier, après une énième bagarre à laquelle Juan a pris part, les autorités ont désigné deux curatrices. Ces dernières ont ordonné le placement du garçon. Une décision illégale et disproportionnée, estime la grand-mère. La retraitée a saisi le Tribunal cantonal, qui a rendu son verdict le 4 avril. Les juges ont donné raison à l’aïeule sur au moins un fait: les curatrices ont outrepassé leurs prérogatives et Juan doit être entendu.

La décision de placement a donc été annulée et le dossier renvoyé à l’APEA, qui doit rendre une nouvelle décision. Mais pour éviter un ballet de changements de résidence préjudiciables au développement de l’enfant, le Tribunal s’est prononcé en faveur de son maintien en institution à titre provisoire.

Les frais de la procédure et les frais d’avocat de la grand-mère ont été pris en charge par l’État.

* Prénom d'emprunt

(apn)