Valais

13 janvier 2020 09:28; Act: 13.01.2020 09:28 Print

Enceinte, elle subissait les coups de son compagnon

par Christian Humbert - Un Irakien a écopé d'une peine avec sursis pour ses accès de brutalité répétés envers son épouse.

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L'homme a reconnu avoir frappé son épouse à chacune des grossesses de son épouse. (Photo: iStock/Image prétexte)

Une faute?

«Je suis son homme. J’ai mes droits sur elle. Je veux que ma famille soit bien cadrée.» Un Irakien de 33 ans, à l’aide sociale, ne conçoit pas la vie de couple sans coups de poing et de pied, même quand sa compagne est enceinte. Et ce déferlement de violence, doublé d’insultes, ne date pas d’hier: «Si je dis que je la frappais avant, cela va créer des problèmes. Et si je dis non, je mens.»

Dès l’arrivée en Suisse du couple et son placement au centre de Vallorbe (VD), début 2012, l’homme a usé de brutalité. Mais il semble que personne n’y ait trouvé à redire puisque aucune plainte ne date de cette époque. Ni plus tard, quand la famille a été déplacée à Saint-Gingolph (VS). Or, dans ces centres pour migrants, l’Irakienne subissait déjà les accès de violence de son époux.

Il voulait qu'elle avorte

Alors qu’elle attendait leur première fille, née en septembre 2012, il a réclamé qu’elle avorte. Faute d’obtenir satisfaction, il la frappait au ventre. S’il conteste avoir utilisé un bâton, comme l’a déclaré la victime, il ne nie pas avoir recommencé lorsque sa compagne attendait leur deuxième fille, en 2014.

Interrogé par la police valaisanne, enfin saisie d’une plainte quand le couple a quitté le foyer d’accueil pour un appartement, l’agresseur a affirmé savoir faire preuve d’égards: «Je n’ai jamais battu ma femme en présence des enfants.» L’Irakien, sans profession, vient d’être reconnu coupable de lésions corporelles simples qualifiées. Il a été condamné à 90 jours-amende avec sursis.