Canton de Neuchâtel

07 février 2019 14:09; Act: 07.02.2019 14:17 Print

Fusion de Peseux: recours au Tribunal cantonal

Trois recourants n'acceptent pas la décision de la Chancellerie d'Etat neuchâteloise qui a déclaré mercredi leur recours irrecevable dans la fusion de Peseux.

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La fusion de Peseux prend désormais un tour judiciaire. (Photo: Keystone)

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Le sort de Peseux (NE) n'est pas encore réglé. Les opposants à la fusion avec Neuchâtel, Corcelles-Cormondrèche et Valangin vont recourir au Tribunal cantonal contre la décision de la Chancellerie d'Etat qui a déclaré mercredi leur recours irrecevable.

«Les arguments mensongers des militants pro-fusion ont induit les électeurs en erreur», a déclaré sur les ondes de RTN Flavien Maccabiani, porte-parole des trois recourants. Ce dernier a ajouté contester la décision de la Chancellerie d'Etat et a annoncé un recours au Tribunal cantonal, puis au Tribunal fédéral, si nécessaire.

Le recours contre la votation du 25 novembre à Peseux n'est pas recevable, a indiqué mercredi la Chancellerie d'Etat. Les motifs invoqués apparaissent mal fondés.

Les recourants ont dénoncé la distribution de flyers recommandant de voter oui à la fusion, des articles de presse à propos du guichet social à Peseux ainsi que des communiqués de l'Etat et des communes de Neuchâtel, Corcelles-Cormondrèche et Valangin en faveur de la fusion, entre octobre et novembre 2018.

La Chancellerie d'Etat a conclu à l'irrecevabilité du recours et de la réclamation, car les recourants ont manifestement eu connaissance des motifs de leur recours plus de six jours avant d'agir auprès d'elle, ne respectant ainsi pas le délai légal.

Cela étant, «même si le recours était déclaré recevable, il devrait quand même être rejeté sur le fond, car les motifs invoqués apparaissent mal fondés». Si l'autorité doit en principe se borner à une information objective, elle n?est en revanche pas tenue à la neutralité.

Fusion retardée ?

Au 12h45 de la RTS, la conseillère communale de Neuchâtel, Violaine Blétry de Montmollin, n'a pas caché son agacement. «On ne peut pas être en colère» et faire des recours, juste parce que l'on n'accepte pas une décision populaire.

Selon elle, cela a des conséquences fâcheuses car si l'effet suspensif est accordé, les projets d'investissements vont être retardés. Et la fusion ne pourra pas être réalisée, comme prévu, en 2021.

Lors d'un premier vote en 2016, les citoyens de Peseux avaient refusé la fusion à une centaine de voix près. Le Tribunal fédéral avait annulé en mai dernier la votation d'alors. Motif invoqué: les opposants avaient laissé un stand devant le bureau de vote et la commune n'avait rien fait pour les déloger.

(nxp/ats)