Nouvelle reconversion?

02 février 2011 08:42; Act: 02.02.2011 10:42 Print

Hainard dément vouloir faire du journalisme

par Catherine Bex - Frédéric Hainard a contacté trois rédactions pour donner des infos. Le Neuchâtelois s'explique sur ce que d'aucuns considèrent comme une reconversion en «apprenti-journaliste».

storybild

Frédéric Hainard a dû démissionner de sa fonction de conseiller d'Etat. (Photo: Keystone)

Sur ce sujet
Une faute?

«Il y a quinze jours, Frédéric Hainard nous a contactés pour un sujet sur la Tunisie», déclare Françoise Kuenzi, rédactrice en chef adjointe de «L'Express-L'Impartial», confirmant ainsi une information du «Matin». «On en a un peu ri à la rédaction. On s'est demandé d'où lui venait cette idée et s'il ne savait pas comment occuper son temps.»

Sondage
Frédéric Hainard a-t-il eu raison de prendre contact avec des rédactions pour des articles futurs?
24 %
61 %
15 %
38 participants

Dans un article paru mercredi, le journal orange affirme, non sans ironie, que l'ancien conseiller d'Etat neuchâtelois tente une reconversion en tant que journaliste. Une version des faits que le principal intéressé dément. «Je ne souhaite pas que l'on dise de Frédéric Hainard qu'il devient reporter. Je suis bien parti en Tunisie du 29 au 31 janvier, mais pour y acheminer 36kg de matériel pour des élèves défavorisés. Mais je ne l'ai pas affiché sur Facebook pour éviter que l'on dise: «Voilà qu'Hainard fait dans l'humanitaire». Ce que vivent les Tunisiens là-bas est marquant. Je ne suis ni journaliste ni photographe, mais j'avais envie de transmettre cela, sous forme de témoignage par exemple.»

Un premier essai avec l'affaire Metalor

Mais le trublion n'en était pas à son coup d'essai. Il avait déjà tenté de joindre la rédaction des quotidiens neuchâtelois dans l'affaire Metalor, l'an passé. Se rendant en France au procès du gang corse accusé du vol de 668 kg d'or à Neuchâtel, l'ex-conseiller d'Etat était prêt à mettre la main à la pâte pour des articles. Ce qu'a refusé, après réflexion, le journal. «J'avais de toute façon prévu de m'y rendre depuis fort, fort, fort longtemps», explique le conseiller d'Etat démissionnaire. «En voyant que le quotidien s'appuyait sur des informations de «Corse matin», je me suis dit que c'était dommage de ne pas profiter d'avoir quelqu'un sur place. De toute façon, j'ai pris du plaisir au procès et y ai appris beaucoup de choses.»

Mais n'est-ce pas tendre le bâton pour se faire battre que de contacter des journalistes, alors que l'on a fait les gros titres de la presse romande durant des mois? Frédéric Hainard le nie. «Pour moi, la tempête médiatique a pris fin avec ma démission. Mes contacts avec les médias sont intervenus en dehors de cette période.»

Pour autant, le jeune avocat reconnaît qu'il ne s'attendait pas à ce que ces informations filtrent. «J'ai contacté des personnes en qui j'avais confiance. Si j'avais su que cela finirait dans un article, je n'aurais informé personne.»

Que pense-t-il alors de ces articles à répétition? «Pour moi, c'est un épiphénomène. On pourrait très bien aussi écrire que Frédéric Hainard va faire pipi à 11h, mange à 12h et boit son café à 13h30. Enfin... Je me moque!»