«Affaire Joël Rossier»

03 septembre 2019 21:58; Act: 03.09.2019 22:50 Print

L'UDC valaisanne veut une commission d'enquête

La crise couve au Service cantonal de l'environnement dont l'ancien chef de service s'est transformé en lanceur d'alerte. Pour l'UDC, une commission d'enquête parlementaire doit se pencher sur de supposés dysfonctionnements au sein de ce département.

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Après le scandale de la pollution au mercure liée à lusine de la Lonza à Viège (VS), une autre crise secoue le département de l'environnement dont le chef de service vient d'être "remercié" par le Canton.

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«Après les nombreuses et récentes révélations qui secouent le Service de l’environnement, le groupe UDC au Grand Conseil valaisan a décidé, à l’unanimité lors de sa séance de groupe, de solliciter la mise sur pied d’une commission d’enquête parlementaire afin que toute la lumière puisse être faite sur ce dossier et mettre un terme aux spéculations qui se multiplient.» Dans un communiqué signé par Grégory Logean, son chef de file au Parlement, l'UDC a demandé que toute la lumière soit faite sur ce qu'il est convenu d'appeler «Affaire Joël Rossier». Démissionnaire en juin, l'ancien chef du Service de l'environnement a été libéré, la semaine passée, par l’État de son obligation de travailler. C'est le dernier épisode des relations tendues entre le fonctionnaire et son employeur. Le cadre, qui touchera son salaire jusqu’au 31 octobre, a déposé des documents à l’Inspection cantonale des finances et à la Commission de gestion du Grand Conseil (COGEST) où il réitérerait des accusations de graves dysfonctionnements au sein du Département de la mobilité, du territoire et de l'environnement.

Selon «Le Temps», Joël Rossier avait déjà lancé l'alerte en 2018. Mais les autorités ne l'avaient pas auditionné. Pour sa part, l'UDC soupçonne l'ancienne présidente de la COGEST d'avoir dissimulé aux membres de cette structure un rapport compromettant de l'ex-chef de service lanceur d'alerte.

«Objectivement, la COGEST ne peut pas investiguer sur son propre fonctionnement. Dans ces conditions, seule une commission d’enquête parlementaire, dont le pouvoir d’investigation est nettement plus étendu que celui de la COGEST, peut apporter les éclairages nécessaires», analyse le groupe parlementaire UDC.

L’État du Valais avait déjà été très critiqué dans l'affaire de la pollution au mercure dans le Haut-Valais en 2018. Le Canton avait connaissance depuis plus de 40 ans de la pollution au mercure liée à l’usine de la Lonza à Viège. Les autorités avaient choisi de ne pas informer la population.

(apn)