Valais

12 février 2019 08:00; Act: 12.02.2019 08:01 Print

L'air de rien, Freysinger est de retour en politique

par Renaud Michiels - Retiré de la politique depuis près de deux ans, le Valaisan revient en tant que coordinateur romand de l'UDC pour la campagne électorale 2019.

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Oskar Freysinger est sorti de sa «retraite» pour oeuvrer pour son parti jusqu'aux élections fédérales d'octobre prochain. (Photo: 24heures)

Une faute?

Éjecté du Conseil d'État valaisan en mars 2017, Oskar Freysinger avait décidé de quitter la lumière et la politique. Le bouillonnant UDC était brièvement réapparu en août dernier pour faire la promotion de son dernier livre «Le côté obscur de la lumière». Il avait alors dit son bonheur de s'être éclipsé de l'arène, avait réglé des comptes, puis s'était à nouveau retiré de la scène publique.

Depuis? On l'a peu vu. Il est pourtant de retour. Il n'y a pas eu de communiqué. On ne trouve mention d'aucun rôle joué par l'ancienne star romande de l'UDC sur le site du parti ou sur ses différents supports numériques. Par contre dimanche, pour une petite réaction sur le climat, Mise au Point le présentait comme «Coordinateur de campagne Romande et Tessin UDC».

«Plutôt un travail de l'ombre»

Un titre qui est désormais officiel. Oskar Freysinger apparaît en effet dans le programme de l'assemblée cantonale de la section fribourgeoise de l'UDC, qui se tiendra le 21 février à Rosé. Il y est présenté comme «invité» et décrit comme «coordinateur romand de l'UDC pour la campagne électorale 2019».

C'est donc son grand retour en politique? Il confirme être à la manette de la campagne pour la Suisse romande et le Tessin. Mais ne le voit pas comme ça. «Non, il y aura bien des apparitions publiques mais il s'agit quand même plutôt d'un travail de l'ombre, que je mène d'ailleurs déjà depuis plusieurs semaines. Mais la campagne de l'UDC ne sera officiellement lancée que le 1er mars», nous explique-t-il. Et de glisser: «Certains m'ont poussé à me présenter. Il n'en était pas question: j'en ai fini avec ça. Là, ce rôle, je le vois plutôt comme un dernier coup de main.»

«Je me suis requinqué, je suis réoxygéné »

Alors quel est son rôle exact? «Travailler sur les grandes lignes de la stratégie de la campagne, dont la souveraineté sera la colonne vertébrale. De la coordination. Des négociations pour régler des problèmes en coulisses. Ou encore motiver les troupes», égrène-t-il.

L'an dernier, Oskar Freysinger se disait passablement dégoûté et abîmé par la politique. A-t-il donc eu des craintes ou hésitations avant d'accepter ce nouveau mandat? «Non. D'abord je ne suis pas candidat, c'est donc beaucoup moins de pression. Et j'ai subi deux opérations du coeur, je me suis requinqué, je suis réoxygéné. Enfin je n'ai pas hésité car il s'agit d'un mandat limité. En octobre, après les élections, ce sera terminé», répond-il.

(nxp)