Bisbille à Neuchâtel

24 juin 2011 15:28; Act: 27.06.2011 16:44 Print

La pelouse qui fâche le PLR

Le PLR est indigné par la décision du Conseil communal de Neuchâtel, qui souhaite installer une nouvelle pelouse synthétique sur le stade de la Maladière.

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A Neuchâtel, le PLR monte aux barricades en ce qui concerne le gazon du stade de la Maladière. (Photo: Keystone)

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La pelouse du stade de la Maladière est synthétique et le restera. Voilà qui n’est pas du goût du groupe PLR du Conseil général de Neuchâtel, qui avait demandé l’automne passé, en partenariat avec le Parti socialiste, d’étudier la possibilité de mettre une pelouse naturelle. Et il le fait savoir en déposant une interpellation urgente. Le PLR se dit «outré par la volatilité de la position du Conseil communal» qui a changé d’avis «en se permettant d'essuyer ses crampons sur la légitimité du Conseil général».

Selon le groupe, le Conseil communal ne s’est pas penché sur le cas avant de trancher en faveur d’une pelouse synthétique de dernière génération dont les coûts s’élèveraient à plusieurs milliers de francs. «Connaître le résultat d'une étude avant de l'avoir commencée semble être un don que le Conseil communal possède dorénavant», écrit le PLR dans son communiqué, estimant qu’on lui coupe l’herbe sous les pieds. Pour Fabio Bongiovanni, Président du PLR section ville, le Conseil communal fait faux sur le plan institutionnel. «Nous n'agissons pas contre Xamax ou le mouvement junior. Nous souhaitons simplement rappeler que le Conseil général n'est pas une chambre d'enregistrement», explique-t-il.

Le PLR souhaiterait que Neuchâtel Xamax installe un terrain à ses frais, tout en s'engageant contractuellement à remettre l'objet en l'état à la fin du bail.

Intérêts préservés

Le 15 juin, Le Conseil communal avait déclaré poursuivre ses réflexions sur la nature exacte -naturelle ou artificielle- du revêtement futur.

Sept jours plus tard, la ville avait estimé que l'installation d'un terrain synthétique permettait de préserver les intérêts de la première équipe et des juniors, tout en respectant les processus démocratiques. Elle sollicitera un crédit d'investissement auprès du législatif en septembre. D'ici là, le PLR va agir. «Nous espérons être suivis par d'autres groupes, afin que le sujet soit traité le plus rapidement possible», achève Fabio Bongiovanni.

(jou)