Police genevoise

23 février 2011 16:07; Act: 23.02.2011 21:13 Print

La police romande soutient les Genevois

Les policiers romands soutiennent la grève de leurs homologues genevois.

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Le mouvement dénonce notamment la multiplication par quatre du temps dévolu aux tâches administratives depuis l'entrée en vigueur du nouveau code de procédure pénale début 2011.

Vendredi soir, lors de son assemblée générale, l'Union syndicale des polices romandes a décidé à l'unanimité de soutenir l'action des gendarmes genevois, a indiqué mercredi à l'ATS son président Raymond Cosandey, confirmant une information du «Matin». A Genève, l'Union du personnel du corps de police (UPCP) a annoncé jeudi une grève illimitée des amendes d'ordre, de l'uniforme et du rasage.

Pour le Valaisan, le nouveau code de procédure pénal est bel et bien à l'origine de l'introduction d'une masse de formulaires. «Nous sommes encore en période d'analyse. Il faudra voir dans quelle mesure cette surcharge de travail va provoquer un manque au niveau des effectifs», explique-t-il.

Simplification et légèreté

A Neuchâtel, les modifications légales n'ont pas provoqué de levée de boucliers, malgré davantage de formalisme, observe Pascal Lüthi, porte-parole de la police cantonale. L'enjeu principal a été informatique: afin d'éviter une explosion de la charge administrative, le système a été simplifié, notamment pour éviter les doubles saisies.

Un important travail a aussi été fait au niveau des questions non prévues par le nouveau code, réglées entre les polices et les Ministères publics cantonaux. «Nous avons été attentifs à toujours chercher la solution la plus légère, par exemple dans la manière de notifier le Ministère public», souligne le porte-parole.

Craintes confirmées

De son côté, le canton de Vaud a travaillé pendant deux ans sur l'introduction du nouveau code de procédure pénal. «Aucune augmentation des effectifs n'a été prévue, sauf pour les transferts et la zone carcérale», explique le porte-parole de la police Jean- Christophe Sauterel. Or il manque entre 100 et 200 policiers, un constat qui remonte à avant le début de l'année.

Multiplication des formulaires, suivi plus restrictif des procédures, diminution du nombre de patrouilles sur le terrain: les craintes suscitées par le nouveau code ont été confirmées, selon Frédéric Graber, président de l'Association professionnelles des gendarmes vaudois. «Si des améliorations sont possibles au niveau informatique, tout est question de financement», souligne-t-il.

TSR

(ats)