Canton du Valais

26 août 2019 15:24; Act: 26.08.2019 15:24 Print

Le Conseil d'Etat se défend face à Joël Rossier

Le gouvernement explique que «l'esprit de collaboration» n'était pas suffisant pour une poursuite harmonieuse des rapports de travail avec Joël Rossier.

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Le départ de Joël Rossier, l'ancien chef du Service de l'environnement (à droite), fait des vagues.

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Le Conseil d'Etat valaisan réaffirme qu'une «rupture de confiance» est à l'origine du départ de Joël Rossier, l'ancien chef du Service de l'environnement (SEN). Le rapport remis par M. Rossier au début de l'été n'est pas en cause, assure lundi le gouvernement valaisan.

Ce rapport, dont le contenu n'a pas été divulgué, a été remis à l'Inspection des finances et à la Commission de gestion du Grand Conseil (COGEST), rappelle le Conseil d'Etat dans son communiqué. Il explique qu'il va attendre les conclusions de ces autorités de surveillance avant de «prendre les mesures qui s'imposent».

Il souligne toutefois que l'existence de ce rapport n'est pas lié au départ prématuré de M. Rossier. Démissionnaire en juin, Joël Rossier aurait dû initialement quitter son poste à la fin octobre, avant d'être complètement libéré de son obligation de travailler mercredi dernier. Le désormais ancien chef du SEN a toutefois contesté la décision du Conseil d'Etat.

Dans une lettre intitulée «Déclaration» et relayée ce week-end par plusieurs médias, M. Rossier a évoqué un vice de procédure. Il a estimé que le Conseil d'Etat devrait révoquer sa décision pour ne pas avoir tenu compte des informations qu'il a transmises à l'Inspection des finances.

Confiance rompue

«Joël Rossier a effectivement demandé que les lettres qu'il avait déposées à l'Inspection des finances, ainsi que ses annexes fassent partie de sa prise de position officielle envers le Conseil d'Etat», reconnaît le gouvernement valaisan. Il précise toutefois que, «contrairement à ce que le chef démissionnaire du SEN laisse entendre aux médias, le gouvernement n'a pas reçu ces documents dans leur totalité», écrit-il.

Pour le Conseil d'Etat, l'existence de ce rapport n'est pas en cause dans le départ de M. Rossier. Il explique que «l'esprit de collaboration» n'était pas suffisant pour une poursuite harmonieuse des rapports de travail. «La rupture de confiance est d'ailleurs réciproquement ressentie puisque Joël Rossier l'a également reconnue», conclut le gouvernement valaisan.

Transparence exigée

Les partis réagissent également à cette affaire. Le groupe UDC au Grand Conseil a demandé une levée immédiate du secret de fonction de Joël Rossier afin que «toute la lumière puisse être faite sur ce dossier et mettre un terme aux spéculations», écrit-il lundi dans un communiqué.

Les Verts ont aussi réclamé la publication de ce fameux rapport. «L'objectif est d'éliminer les doutes et les rumeurs», a expliqué dimanche la députée au Grand Conseil Céline Dessimoz dans l'émission Forum de la RTS.

Elle a dit qu'elle ne voulait pas préjuger du contenu de ce rapport. «Mais il y a forcément une problématique. La question est de savoir si elle est d'intérêt public ou pas. Et si elle est d'intérêt public, la transparence est due», a-t-elle affirmé.

(nxp/ats)