Gestion de l'eau

08 février 2011 19:10; Act: 08.02.2011 19:14 Print

Le Valais adhère au projet ACQWA

Le Valais a signé mardi une convention de collaboration avec le projet ACQWA.

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Financé par la Commission européenne à Bruxelles, le projet vise à évaluer l'impact des changements climatiques sur la quantité et la qualité de l'eau dans les régions de montagne.

ACQWA, pour «Assessing climate impacts of the quantity and quality of water», a débuté en 2008. Il fournit déjà quelques résultats pour le Valais, l'un des sites-clés de collectes et d'échanges de données du programme de recherche. Il indique notamment que l'augmentation des températures ainsi que la réduction des pluies durant l'été pourraient accentuer les risques de sécheresses dans la vallée du Rhône.

Le risque de manque d'eau sera encore accentué par la fonte des glaciers qui ne pourront plus alimenter torrents et rivières. Une situation qui posera également des problèmes d'approvisionnement des terres agricoles. De plus, les précipitations hivernales et printanières, probablement plus abondantes qu'aujourd'hui, tomberont surtout sous forme de pluie et augmenteront le risque de crues dans la vallée du Rhône.


Une aide à la décision

«Le projet ACQWA se veut non seulement une recherche scientifique mais aussi une aide à la décision pour les responsables politiques et économiques, a expliqué à la presse réunie à Sion Martin Beniston, l'un des directeurs du projet et climatologue à l'université de Genève. Le Valais est le seul canton suisse à prendre part à ACQWA qui réunit 35 équipes de recherche en Europe, en Asie centrale et en Amérique du Sud.

Cet ambitieux programme international de recherche bénéficie d'une enveloppe budgétaire de 11 millions de francs, financée par l'Union européenne. Il durera jusqu'en 2013, puis sera sans doute affiné par un nouveau programme.

En signant ce contrat, le Conseil d'Etat tient ses engagements par rapport à l'Agenda 21, a souligné Jean-Michel Melly, chef du département valaisan des transports de l'équipement et de l'environnement. Car il s'agit notamment de «maintenir et améliorer les ressources vitales».

(ats)