Santé

03 juin 2019 15:22; Act: 03.06.2019 15:29 Print

Le Valais veut limiter l'arsenic dans l'eau potable

Plusieurs communes valaisannes ont lancé des plans d'action pour assainir leurs eaux six mois après l'entrée en vigueur de la nouvelle norme fédérale.

storybild

Suivant une recommandation de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), la Suisse a décidé d'abaisser la valeur d'arsenic dans l'eau à 10 microgrammes. (Photo: Keystone)

Sur ce sujet
Une faute?

Depuis le 1er janvier, l'eau ayant une teneur en arsenic de plus de 10 microgrammes par litre est considérée comme impropre à la boisson. Concernées par la problématique, les communes valaisannes de Salvan, Finhaut, Vernayaz et Collonges ont lancé des plans d'action.

Six mois après l'entrée en vigueur de la nouvelle norme fédérale, les exécutifs présentent les solutions qui seront déployées, et celles qui le sont déjà, pour la mise en conformité de leurs réseaux. Dans un communiqué publié lundi, ils remercient les citoyens «pour leur compréhension, en les assurant que le maximum est fait pour régulariser la situation dans les meilleurs délais».

Une solution provisoire a déjà été trouvée à Vernayaz. «Depuis la fin de l'année dernière, nous mélangeons notre eau avec celle de la commune voisine de Martigny», explique le président Blaise Borgeat. L'eau potable distribuée sur le territoire communal, hameau de Gueuroz excepté, dont le cas sera réglé ultérieurement, est ainsi conforme aux exigences et peut être consommée.

Plusieurs millions d'investissements

Du côté de Collonges, le problème est également résolu. Depuis fin mai, le raccordement au réseau intercommunal reliant Dorénaz à Evionnaz est effectif. La commune a profité des fouilles pour moderniser certaines infrastructures. Le coût total de la facture s'élève à un demi-million de francs. La commune étudie parallèlement toujours la possibilité, à long terme, de filtrer l'eau de ses propres sources.

Salvan peut compter sur deux sources d'excellente qualité, conformes aux normes. «Nous allons en augmenter les débits captés, afin que ces eaux puissent être distribuées sur l'ensemble du territoire», explique le président Florian Piasenta.

Cette mise aux normes implique d'importants travaux, comme de nouvelles conduites, des nouveaux locaux techniques et des nouveaux réservoirs. Les investissements seront étalés sur deux ans, pour un total d'un peu plus de 4 millions de francs. Les sources posant problème seront elles sorties du réseau.

Finhaut traitera son eau

A Finhaut, où les principales sources présentent des teneurs en arsenic plus élevées que la norme, il a été choisi de traiter les eaux grâce à un système d'absorption par hydroxyde de fer, dévoile le président Pascal May. Cette méthode est actuellement la plus efficace pour éliminer l'arsenic.

Des études sont actuellement en cours avec une entreprise valaisanne spécialisée. Coût de l'opération: 2 millions de francs, montant qui comprend également la réalisation d'une seconde usine de traitement pour les eaux d'une autre source. Les travaux de la première usine de traitement débuteront ces prochains mois, pour s'achever au printemps 2020.

Recommandation de l'OMS

L'eau peut contenir certains métaux lourds, comme l'uranium ou l'arsenic, qui, à faible teneur, sont sans danger pour la santé. Concernant l'arsenic, la limite s'élevait jusqu'ici à 50 microgrammes par litre.

Suivant une recommandation de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), la Suisse a décidé d'abaisser cette valeur à 10 microgrammes. Cette mesure a obligé plusieurs communes, notamment en Valais, dans les Grisons et au Tessin, à mettre en conformité leur réseau.

(nxp/ats)