Moutier (BE)

29 août 2019 15:22; Act: 29.08.2019 17:21 Print

Le gouvernement bernois se dit «consterné»

Jeudi, le gouvernement bernois a réagi à la confirmation de l'invalidation du scrutin de juin 2017, concernant le sort de Moutier.

Le gouvernement bernois est consterné.
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Le gouvernement bernois est «consterné» par l'ampleur des dysfonctionnements constatés par le Tribunal administratif lors de la votation sur l'appartenance cantonale de Moutier. Le Conseil-exécutif appelle toutefois toutes les parties à garder leur calme.

Le Tribunal administratif a constaté «de graves irrégularités» qui ont porté atteinte à la liberté de vote et qui remettent en cause le résultat du scrutin, a indiqué jeudi le Conseil-exécutif bernois. Selon lui, les violations ont porté atteinte à la composition du corps électoral et ont facilité la tâche des personnes désireuses de glisser des votes illicites dans les urnes.

(Les antiséparatistes exigent le départ des autorités)

«Scrutin fortement émotionnel»

Pour le conseiller d'Etat Pierre Alain Schnegg, président de la Délégation pour les affaires jurassiennes, «ce scrutin fortement émotionnel aurait dû être exemplaire». «Dans une démocratie, le peuple doit avoir la certitude que toute votation se déroule correctement», a-t-il ajouté.

Les dérives sont intervenues «en dépit du dispositif de mesures exceptionnelles mises en place par les autorités bernoises avec le soutien de la Confédération», a déclaré Christoph Ammann, président du Conseil-exécutif. Le gouvernement va maintenant analyser dans les détails les conclusions du Tribunal administratif, tout en sachant que la décision est sujette à recours.

(La justice confirme l'invalidation du scrutin)

Un nouveau vote

Interrogé sur le fait de mettre en place une nouvelle votation si l'annulation devait être entérinée, Pierre Alain Schnegg a déclaré qu'il était «trop tôt pour spéculer». Selon lui, si le jugement entre en force, la population doit avoir la possibilité de se prononcer une deuxième fois.

Le conseiller d'Etat du Jura bernois estime qu'il est aussi trop tôt d'évoquer un rôle plus accru de la Confédération dans l'organisation d'un éventuel nouveau scrutin. Actuellement, selon Pierre Alain Schnegg, «le temps est venu d'oeuvrer pour le droit et la réconciliation de Moutier. Il faut veiller au respect de la moitié de la population qui souhaite rester dans le Jura bernois.»

(La question jurassienne)

(nxp/ats)