Neuchâtel

18 décembre 2008 11:49; Act: 18.12.2008 12:14 Print

Le gouvernement prépare un plan de soutien à l'économie

Le canton de Neuchâtel se prépare à affronter la transformation de la crise financière en crise économique.

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Le canton de Neuchâtel se prépare à affronter la transformation de la crise financière en crise économique. Un plan de soutien à l'emploi et aux entreprises, aligné sur les mesures prévues au niveau fédéral, devrait être mis en oeuvre au début du mois de février.

Le gouvernement neuchâtelois a formé dès le mois d'octobre une task force spécifique, a indiqué jeudi le conseiller d'Etat Bernard Soguel, lors d'une conférence de presse consacrée à la situation de l'emploi dans le canton. Ce groupe de travail élabore en ce moment les moyens de faire face à la crise économique qui s'annonce.

Neuchâtel est prêt notamment à mettre en oeuvre des mesures d'assouplissement du chômage partiel, a ajouté Bernard Soguel. Le service cantonal de l'emploi souhaite l'extension de 12 à 18 mois de la période de référence, comme l'a proposé mardi la conseillère fédérale Doris Leuthard.

Les licenciements collectifs et les mesures de chômage partiel intervenus récemment dans l'horlogerie sont autant de signes d'une transformation de la crise financière en crise économique. Selon Bernard Soguel, Neuchâtel s'attend à une progression de 1 point du taux de chômage en 2009, ce qui correspond à 1200 chômeurs de plus.

Moins démunis

Les pouvoirs publics sont moins démunis que par le passé pour faire face aux retournements de conjoncture, a estimé le conseiller d'Etat. Les instruments susceptibles de préserver l'emploi et de soutenir l'économie existent désormais.

S'agissant de la situation générale de l'emploi dans le canton, Bernard Soguel a souligné les excellents résultats obtenus en 2008. Plus de 8500 emplois, dont 2500 occupés par des frontaliers, ont été créés depuis le redémarrage industriel observé en 2005. Les frontaliers exercent désormais 9% des emplois neuchâtelois.

Votation du 8 février

A ce sujet le conseiller d'Etat a déclaré que l'apport de main d'oeuvre étrangère était une nécessité incontournable. Un refus de l'extension des accords bilatéraux à la Roumanie et la Bulgarie, lors de la votation fédérale du 8 février, représenterait une catastrophe pour le système de libre circulation et pour l'emploi.

Les instruments de contrôle des accords de libre circulation sont parfaitement affûtés à Neuchâtel, a ajouté Bernard Soguel. «L'ouverture du marché suisse de l'emploi aux ressortissants roumains et bulgares ne changera rien à la situation actuelle parfaitement maîtrisée».

Propositions au SECO

Le Conseil d'Etat neuchâtelois a soumis néanmoins au Secrétariat à l'économie (SECO) des propositions de révision de la loi sur les agences de placement en emplois fixes ou temporaires. La législation fédérale n'est plus adaptée à ces sociétés en charge désormais des ressources humaines de nombreuses entreprises.

(ats)