Street art

15 novembre 2019 06:41; Act: 15.11.2019 06:41 Print

Armoires électriques graffées dans l'objectif

par Lauren von Beust - Pour célébrer ses 120 ans d'existence, le PhotoClub de Lausanne a choisi de mettre en lumière le paysage urbain: les armoires électriques vêtues de graffitis.

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Les graffitis qui décorent les armoires électriques lausannoises sont dans l'objectif de photographes amateurs.

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Clic clac ! Clic clac ! Les flashes crépitent. Les stars: ce sont les armoires électriques lausannoises décorées de graffitis. C'est ainsi que le PhotoClub de Lausanne a choisi de célébrer son anniversaire. «120 boîtes électriques pour nos 120 ans!, se réjouit Yves Ducommun, président du PhotoClub Lausanne et initiateur de cette série de clichés. Même si personne ne les remarque, elles font partie intégrante du paysage urbain lausannois. C'était l'occasion de les magnifier.»

Depuis 2009, les armoires électriques de la ville de Lausanne servent de canevas aux artistes de rue indépendants, ainsi qu'aux élèves du Centre d’orientation et de formation professionnel (COFOP). «Ces adolescents qui n'ont pas encore trouvé de place d'apprentissage participent à des ateliers multiples, dont celui du graffiti», développe Pascal Jaquet, professeur de dessin au COFOP.

L'art du graffiti

La majeure partie des idées de graffitis viennent de ces jeunes amateurs de street art. Le thème des dessins imaginés rappelle parfois l'histoire ou la symbolique du lieu dans lequel se situe l'armoire électrique. Un souhait qui était l'initiative de la ville de Lausanne à l'époque, pour habiller les quelque 600 boîtes du territoire.

«L'idée avait été initiée dans une optique de décoration intelligente de ces armoires électriques. En principe, les tagueurs de rue respectent le travail des graffeurs», détaille Nicole Cosendai, responsable communication des services industriels lausannois. «Le tag n'a aucune valeur artistique, c'est une signature, un acte de vandalisme, tandis que le graffiti est un projet davantage artistique, dans la mesure où il est réfléchi, travaillé», explique Pascal Jaquet.

Une vingtaine de photographes amateurs du PhotoClub Lausanne ont laissé libre cours à leur imagination pour dénicher les prises de vues et mises en image le plus originales possible. «L'oeil de chacun étant unique, les clichés laissent transparaître la subjectivité de leur auteur respectif», confie Yves Ducommun.

Les photographies sont exposées à L'Espace 19 au Flon, du 16 au 30 novembre prochain.