Fédérales en Valais

26 mai 2019 09:29; Act: 26.05.2019 09:42 Print

Les petits partis veulent briser le monopole du PDC

La course aux fédérales s'annonce très disputée en Valais, avec le départ des ténors du PDC au Conseil national et aux Etats.

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Le PDC mise désormais sur Marianne Maret pour conserver les deux sièges qu'il occupe depuis 150 ans au Conseil des Etats. (Photo: Keystone)

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Les élections fédérales d'octobre prochain s'annoncent plus ouvertes que jamais en Valais. Le PDC a perdu des politiciens chevronnés au Conseil national comme aux Etats et les partis minoritaires comptent bien en profiter.

Au Conseil des Etats, le PDC occupe les deux sièges valaisans depuis 150 ans. Pour les conserver malgré le départ de Jean-René Fournier à la fin de la législature, il mise sur Marianne Maret qui fera la course aux côtés du sortant haut-valaisan Beat Rieder, dont la réélection ne devrait pas être contestée.

C'est la première fois que le premier parti du canton lance une femme dans cette course. Marianne Maret, 61 ans, revendique 22 ans de politique aux niveaux communal et cantonal, mais n'a pas d'expérience en politique fédérale ou à l'exécutif cantonal.

Candidatures de poids

Les partis minoritaires tenteront de s'engouffrer dans la brèche et de briser le monopole démocrate-chrétien avec des candidatures de poids: les conseillers nationaux Mathias Reynard (PS) et Philippe Nantermod (PLR), qui se représentent également à la Chambre du peuple, ainsi que Cyrille Fauchère (UDC), député au Grand Conseil et conseiller municipal à Sion.

Le premier tour du scrutin débouchera vraisemblablement sur un ballottage général. Comme souvent en Valais, la suite dépendra de la capacité des minoritaires à s'accorder sur un seul candidat, faute de quoi le PDC devrait conserver les deux sièges à la Chambre des cantons.

En cours de législature

Au Conseil national, le Valais dispose en tout de huit fauteuils (4 PDC, 2 UDC, un PLR et un PS). Le PDC lance dans la course six candidats mais aucun de ses élus en 2015: Géraldine Marchand-Balet ne briguera pas de second mandat, Yannick Buttet a démissionné à la fin de l'année 2017, Roberto Schmidt est devenu conseiller d'Etat en mars 2017 et Viola Amherd conseillère fédérale en décembre 2018.

Elus en cours de législature, les sortants Benjamin Roduit, Thomas Egger et Philipp Matthias Bregy briguent un nouveau mandat. La course au sein du PDC du Valais romand s'annonce serrée avec aux côtés de Benjamin Roduit notamment Serge Métrailler, président du PDCVr en pause en raison de sa candidature, et Sidney Kamerzin député au Grand Conseil.

Les deux sortants hauts-valaisans devraient affronter une concurrence interne moins vive, mais leurs fauteuils n'en sont pas pour autant assurés.

Siège branlant

Le PDC espère conserver ses quatre sièges, mais il aura fort à faire. L'un d'eux pourrait bien tomber dans l'escarcelle du PS, des Verts ou du PLR. Le PS souhaite récupérer un deuxième siège perdu en 2015. Son apparentement avec les listes des Verts et du PCS devrait augmenter ses chances.

Les Verts lancent dans la course le municipal sédunois Christophe Clivaz, qui compte déjà à son actif plusieurs campagnes au National et aux Etats, et le député au Grand Conseil Thierry Largey, qui a été en course pour le Conseil d'Etat en 2017. A l'UDC, qui veut conserver ses deux sièges, Jean-Luc Addor et Franz Ruppen briguent un nouveau mandat.

(nxp/ats)

Les commentaires les plus populaires

  • Oto Mobil le 26.05.2019 09:55 Report dénoncer ce commentaire

    L'espoir fait vivre.

    Face à une clique de magouilleurs et de menteurs, avec un chef de bande que l'on sait (celui qui fait des gamins dans le dos de sa femme), ç'est peine perdue d'avance !

  • Lolo2 le 26.05.2019 10:04 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Honteux

    Il est beau le PDC Valais,avec toutes les affaires qu'il traîne derrière lui,un bon coup de pieds dans le sac que du bien??

  • Irénée d'Alembert le 26.05.2019 10:47 Report dénoncer ce commentaire

    Paradis Des Copains

    Christian doit trembler. Les petits partis auront peut-être le désir d'encaisser l'impôt chez lui. Les puissants valaisans doivent prier pour que les Contributions demeurent dans les mains du PDC. Ainsi que les 1,5 postes dédiés au traitement des 744 dossiers de constructions illégales... Ne désespérez pas PDC, à coeur vaillant rien d'impossible.

Les derniers commentaires

  • May Daniel le 28.05.2019 09:27 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Tousse des briguants

    Gauche ou droite, il y en a pas un ou une qui rattrape l autres c est tout du même. Neuchâtel est Genève est en parfait exemple du foutoirs financier, et des magouilles

  • Appelez-moi Arthur le 26.05.2019 21:45 Report dénoncer ce commentaire

    Des cloques aux pieds, les pèlerins PDC.

    Pourvu que les 2 ne se mettent pas en tête de marcher sur Compostelle parce que ça n'a pas réussi aux 2 autres cadors...

  • Lulu 75 le 26.05.2019 20:41 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Copinage et entente

    Plus je vieillis, plus j'en connais sur mon pays son histoire et ses "traditions", plus j'apprécie le regard acerbe de Dürrenmatt.

  • Pauline le 26.05.2019 17:43 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    La logique sera respectée

    La gauche reprend son bien officiellement ! C est logique,

    • Bob Pelf le 27.05.2019 07:35 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

      @Pauline

      Je n'aime pas le PDC, j'ai longtemps voté pour la gauche mais ça c'était avant la LAT et la Lex Weber: plus jamais je ne voterai pour eux. J'hésite à m'abstenir...

  • Curé d'Ars le 26.05.2019 15:35 Report dénoncer ce commentaire

    La branche saute pas loin du tronc?

    Les élus PDCvs sont très à cheval sur le nombre d'heures de catéchisme dispensées aux petits. Mais d'où vient ce sentiment étrange qu'ils les ont courbées?