Neige sur les routes

11 janvier 2010 14:49; Act: 11.01.2010 14:52 Print

Les transports scolaires capotent en France, pas en Suisse

Plusieurs départements de France voisine ont interrompu leur service de transport scolaire à cause des mauvaises conditions météorologiques et des risques encourus sur les routes. En Suisse romande, la neige ne semble pas refroidir les communes, en charge de ce service.

Sur ce sujet
Une faute?

Après la Haute-Savoie vendredi dernier, c’est au tour du département de l’Ain de suspendre ses services de transport scolaire pour la journée de lundi.

Les autorités motivent cette décision après avoir constaté les importantes chutes de neige du week-end et après avoir pris connaissance des prévisions météo, précise Le Dauphiné Libéré. «Le ramassage scolaire ne peut se faire actuellement avec le niveau de sécurité minimal requis», assure la préfecture.

Mais qu’en est-il en Suisse? Les conditions d’enneigements des routes romandes sont-elles difficiles au point de contraindre certaines communes à promulguer des congés de neige pour leurs écoliers? «Il n’y a aucun problème, le service est assuré», répond Caroline Radice, secrétaire à la mairie de Presinge (GE).

Peu ou pas de dérangements

Le canton de Genève, dont c’est la rentrée scolaire ce lundi, a pourtant enregistré des chutes de neige particulièrement abondantes pendant le week-end - elles ont notamment contraint l’aéroport à fermer ses portes pendant plusieurs heures.

Mais il en faut plus pour que les deux communes de Gy et Presinge, qui partagent un service de transport scolaire commun, ne mettent leurs élèves en congé. «Ça fait trois ou quatre ans que ce système existe, et il n’y a jamais eu de problèmes liés à la neige», assure Caroline Radice.

Les chauffeurs sont les plus aptes à juger du danger

«La sécurité doit primer, mais ça ne vaut pas la peine de paralyser un pays», explique de son côté Bertrand Duchoud, président de St-Gingolph (VS), dont la commune est installée sur la frontière avec la Haute-Savoie.

Vendredi, quand le département français a interrompu son service de transport scolaire, le maire affirmait comprendre la décision face aux responsabilités engagées par les autorités, mais s’étonnait de cette prudence, alors que la quantité de neige ne semblait pas être une difficulté insurmontable. «Je pense que le chauffeur est plus apte que le politique à juger de la situation», estime Bertrand Duchoud.

Un sentiment que partagent les Transports Publics du Chablais (TPC), qui assurent le transport quotidien d’environ 500 élèves pour plusieurs communes vaudoises et valaisannes. «Si les conditions sont trop périlleuses, les chauffeurs appellent la direction qui prend les directives nécessaires en accord avec les autorités scolaires concernées», précise-t-on aux TPC.

Mais jusqu’à présent, les bus de la compagnie, chaînés et équipés pour faire face aux intempéries, n’ont pas été entravés par les conditions météo.

(tpi)