Réseau Santé Valais

08 février 2011 10:22; Act: 08.02.2011 16:56 Print

Licenciement du gynéco bavard

par Renaud Bournoud - Le Réseau Santé Valais n'attend pas le départ volontaire du gynécologue Nicolas de Quay, prévu fin juin 2011, pour s'en séparer. Suite aux attaques du spécialiste dans la presse, la direction le vire avec effet - presque - immédiat. Il réagit.

Une faute?

La réputation d’être l’un des meilleurs gynécologues du canton, n’aura pas tout permis au Dr Nicolas de Quay. Lundi soir, le conseil d’administration de l’Hôpital du Valais a annoncé qu’il se séparait de son médecin. Dans son communiqué de presse, la direction relève que le praticien «a violemment attaqué son employeur par voie de presse» et que «le lien de confiance avec le Dr de Quay était rompu.»

Libéré avec effet immédiat

L’Hôpital a donc décidé de le libérer immédiatement de l’obligation de travailler. «Je prends acte, indique Nicolas de Quay. Même si je ne sais pas exactement ce que cela veut dire. Je suis sous contrat avec eux jusqu’à la fin juin.»

Mais le Réseau Santé Valais lui demande «par égard pour les patientes» de réaliser les opérations gynécologiques-obstétriques prévues jusqu’à fin février. Le spécialiste du traitement de la stérilité soutient une autre version : «Je me suis battu durant une heure avec le patron du Réseau Santé Valais pour pouvoir assurer le suivi des patientes envers qui je me suis engagé.»

Copinage malsain

Le docteur Nicolas de Quay a détaillé lundi dernier dans « Le Matin » les raisons de sa démission à la fin juin. Le gynécologue y a énuméré «des divergences éthiques importantes avec la direction de Réseau Santé Valais». Il a reproché à cette même direction « un manque total d’autocritique», de «minimiser des faits graves» et de «s’adonner à un copinage malsain». «Il y a des combats que l’on ne choisi pas, mais qui s’imposent, déclame le gynécologue. Mais maintenant, je ne souhaite plus polémiquer», commente-t-il mardi.

Une année de polémiques

Une péripétie de plus dans la tumultueuse saga qui secoue le Réseau Santé Valais depuis une petite année. La succession d’affaires avec des départs plus ou moins volontaires a poussé le Parlement valaisan à demander un audit externe. Par ailleurs, «Le Temps» a révélé au début du mois que l’institution fait également l’objet d’une enquête de l’inspection cantonale des finances.

Les commentaires les plus populaires

  • Petite fée le 09.02.2011 00:51 Report dénoncer ce commentaire

    Aucune honte

    Le RSV n'as pas honte pour autant, bien au contraire, c'est creuser le trou un peu plus profond chaque jour. Je prie pour ne pas tomber malade et devoir me faire hospitaliser... quand on a pas la chance d'avoir une complémentaire d'hospitalisation, on a l'obligation de subir..

  • Sycophante rieur le 08.02.2011 12:31 Report dénoncer ce commentaire

    Nuls et dangereux

    Réseau Santé Helvétique ? Non Réseau Médiocrité Helvétique, oui...

  • Mes coles le 08.02.2011 13:22 Report dénoncer ce commentaire

    Sion

    Histoires du valais,après le chanvrier,le roitelet de Sion,et un docteur regardant le foot à la TV,on aura tout vu. Que dire de plus?On va boire un verre de fendant pour voir l'effet.

Les derniers commentaires

  • fred le 10.02.2011 10:10 Report dénoncer ce commentaire

    le conseil d'administration du RSV

    se prend pour des dieux, intouchables,imbus d'eux-mêmes et protégés par l'élite politique du canton. Ils s'en mettent plein les poches depuis des années au détriment de la qualité des soins aux patients. C'est une honte une Ndrangeta à l'italienne et le PS local et les assurances ferment les yeux de concert. Pire que dans les républiques bananières. Mieux vaut ne pas devoir aller à l'hôpital en Valais.Ce RSV n'est qu'une source d'enrichissement pour des gens corrompus jusqu'à la moelle dont les patients sont des victimes innocentes et sans défense.Virez tous ces politicards lors des élections!

  • OuiOui le 09.02.2011 22:00 Report dénoncer ce commentaire

    Médicamenteuse

    Un gynéco qui travail trop de la langue...! Qu'ils choisissent un italien qui parle avec les mains.

  • Thomas le 09.02.2011 08:14 Report dénoncer ce commentaire

    C'est grave?

    Aujourd'hui il fait plus peur de se faire "soigner" au RSV que de tomber malade ou d'être accidenté. Un comble.

  • Petite fée le 09.02.2011 00:51 Report dénoncer ce commentaire

    Aucune honte

    Le RSV n'as pas honte pour autant, bien au contraire, c'est creuser le trou un peu plus profond chaque jour. Je prie pour ne pas tomber malade et devoir me faire hospitaliser... quand on a pas la chance d'avoir une complémentaire d'hospitalisation, on a l'obligation de subir..

  • biegpeo le 08.02.2011 16:33 Report dénoncer ce commentaire

    A vous lecteurs

    J'accompagne avec bcp de solidarité les dires du Dr Nicolas de Quay, je confirmes ces dires, car nous ne regardons pas la qualité mais la quantité des patients. Sachons que les patients ne sont que des numéros pour le RSV, pour avoir une bonne étique... La plupart de nos chefs ne sont pas dans les soins, donc ne comprennes pas notre besoin d'entendre et de respecter nos patients.Même les chefs du métier font l'oreille muette, surtout lorsque nous parlons de maltraitance