Fête fédérale de lutte suisse

21 juin 2011 16:31; Act: 22.06.2011 14:02 Print

Neuchâtel entre dans l’arène

Le canton de Neuchâtel joue des coudes pour obtenir d’organiser la Fête fédérale de la lutte suisse et des jeux alpestres en 2016. En face d’elle, Fribourg et Genève convoitent l’événement.

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Genève, Neuchâtel et Fribourg rêvent de l’accueillir en 2016. Attendue comme s’il s’agissait des jeux olympiques, la 44e Fête fédérale de lutte suisse et des Jeux alpestres attise les convoitises, notamment en raison du rayonnement touristique qu’elle va générer. Neuchâtel a dévoilé aujourd’hui à la presse son visuel de campagne. Cette année, le comité cantonal souhaite «faire fort» en profilant les magnifiques sites de Planeyse et de la Plaine de l'Areuse dans sa candidature.

Ses atouts? Des infrastructures à même d’accueillir les 250'000 visiteurs, et une arène comptant 50'000 places. «Un véritable village va être construit autour des terrains, et il sera bien desservi par l’autoroute et des trains de grandes lignes», explique Dominique Guyot, du comité de candidature 2016. Qui souligne l’importance du réseau de transports en regard du public suisse alémanique que la manifestation va drainer. «Certains devront se lever à 4h du matin pour assister aux premières luttes de la journée», poursuit-elle.

«Nous sommes soutenus par l’arc jurassien, qui souhaite raviver la tradition de la lutte suisse dans sa région», note Laurent Favre, conseiller national libéral-radical et président du comité de candidature.

Intense concurrence

L’année passée, la Fête s’était tenue à Frauenfeld, en Thurgovie. Du côté de la Suisse romande, Nyon avait obtenu cet honneur en 2001. Selon les prévisions de Neuchâtel, le budget de la manifestation dépassera les 20 millions. Un investissement bien placé, puisque «Frauenfeld avait obtenu un retour de 50 millions», observe Dominique Guyot.

Le canton de Neuchâtel craint avant tout sa rivale fribourgeoise, forte de la réputation de ses lutteurs. Un consensus pour présenter un candidat unique ayant échoué, une concurrence inattendue s’est installée entre les comités romands. « Cela ne nous fait pas peur », sourit Dominique Guyot, qui assure qu’une fois le vainqueur désigné, «les autres associations se rallieront à lui ».

(jou)