Neuchâtel

11 janvier 2016 09:49; Act: 11.01.2016 11:40 Print

Recherche danseuses de cabaret désespérément

Depuis le 1er janvier, il est interdit d'engager des filles extra-européennes. Du coup, les tenanciers du canton galèrent pour trouver du personnel.

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«Si nous ne trouvons plus de filles, ce sera la fermeture pour beaucoup d'entre nous.» Ce cri du cœur, c'est celui de Michel Vuarnoz, patron de cabaret neuchâtelois. Dans «L'Express» et «L'Impartial» de lundi, celui-ci se plaint de la disparition au 1er janvier dernier du statut de danseuse de cabaret, qui permettait aux tenanciers d'engager des femmes du monde entier. Historiquement, la plupart des professionnelles de cabaret étaient des Dominicaines, des Marocaines, des Russes ou des Ukrainiennes. Désormais, seules les Suissesses ou les ressortissantes de l'Union européenne pourront exercer légalement. Et le recrutement s'annonce compliqué. «Ce début d'année est difficile pour nous, reprend Michel Vuarnoz. On tourne avec moins de filles.»

Les Roumaines, les Bulgares ou les Polonaises sont donc convoitées. Mais si le personnel ne vient pas, les cabarets du canton pourraient disparaître. «Oui, c'est un coup d'arrêt», confirme Philippe Bongard, de la police neuchâteloise. Mais la clientèle se détournait déjà de ce type d'établissements au profit des salons de massage, bien moins chers. Le policier rappelle d'ailleurs qu'en 2001, le canton comptait encore 25 cabarets, contre cinq actuellement.

En Suisse romande, plusieurs cantons avaient déjà cessé de délivrer ces autorisations spéciales pour les danseuses il y a plusieurs années. Cette année, la pratique s'est uniformisée au plan fédéral.

(frb)