Neuchâtel

16 novembre 2019 07:48; Act: 16.11.2019 07:51 Print

Recours contre le verdict du drame des Verrières

par Frédéric Nejad Toulami - Ayant enfin pu prendre connaissance du détail du jugement de mars 2019, le procureur qui avait requis la prison à vie contre le tueur fait appel.

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Le double assassinat s'était produit derrière cette porte en août 2017. (Photo: Keystone)

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Le Tribunal criminel à Boudry devait décider, lors du procès en avril dernier, de la qualification des crimes commis par un homme, en août 2017, et ainsi de la peine à lui infliger. Ce quinquagénaire qui avait tiré à bout portant sur son ex-amie, mère de leurs deux enfants, et sur le nouveau compagnon de celle-ci, aussi papa, avait-il commis un meurtre passionnel ou un double assassinat?

Pour le représentant du ministère public, cela ne faisait aucun doute: il s'agissait d'un «monstre de froideur» qui avait commis «un double assassinat, prémédité et perpétré sans scrupules». Le soir en question, réalisant quelques minutes après son geste que son ex bougeait encore, il était retourné l'achever d'une balle en pleine tête alors qu'il n'était pas seul dans la demeure.

Lors du verdict, le 22 mars, l'homme a été reconnu coupable d'assassinat et condamné à 20 ans de prison.

Possible libération conditionnelle plus rapide

Contacté par 20minutes.ch, le procureur Marc Rémy a expliqué jeudi dernier que la peine fixée par la Cour ne convenait pas en raison de la gravité des actes commis et des circonstances aggravantes. Dans son réquisitoire, il réclamait une peine de prison à vie, ce qui correspond environ à 20 ans en Suisse. Le Tribunal criminel a bien admis le double assassinat et a infligé une peine de 20 années de privation de liberté, mais sans retenir la notion de prison à vie. Or cela a pour conséquence que le condamné pourra bénéficier plus rapidement d'une libération conditionnelle, soit après avoir purgé les 2/3 de sa peine.

Selon nos informations, l'avocate du condamné aurait aussi fait appel du jugement. Un nouveau procès se tiendra donc au Tribunal cantonal neuchâtelois en 2020.

(FNT)