Fribourg

27 août 2019 10:51; Act: 27.08.2019 19:43 Print

Selon un audit, Piller n'aurait rien fait d'illégal

Accusé d'enrichissement illégitime et de conflits d'intérêts, le président de la coopérative Migros Neuchâtel-Fribourg clame son innocence.

storybild

La Migros reprochait à Damien Piller une gestion déloyale. (Photo: Keystone)

Sur ce sujet
Une faute?

A peu près tous les médias du pays étaient réunis mardi matin à Fribourg, à l'occasion d'une conférence de presse organisée par l'administration de la Société coopérative Migros Neuchâtel-Fribourg (MNF). Cette dernière souhaitait présenter les conclusions d'un audit d'experts qu'elle a elle-même commandé et qui blanchirait son président Damien Piller. Pour mémoire, l'homme d'affaires fait l'objet de plaintes pénales émanant de la Fédération des coopératives Migros (FCM), et la direction de la MNF.

Toutefois, le représentant du collège d'experts ayant réalisé l'audit s'est montré davantage nuancé. «Notre travail n'est pas terminé. Nous n'en sommes qu'à la moitié. Mais, à ce stade, il est vrai que nous n'avons trouvé aucune preuve contre Damien Piller», explique-t-il. De plus, l'avocat a ajouté que «les processus de la MNF ne sont pas exempts de pratiques peu habituelles...»

«Des bâtons dans les roues»

Puis, les divers intervenants ont insisté sur le fait que la FCM aurait mis des «bâtons dans les roues» des experts. Et ils ont déploré des lacunes dans le rapport initial, ayant conduit aux dépôts de plaintes. Ils estiment notamment que son auteur, Mark Livschitz, n'a pas respecté les bases déontologiques que son mandat impliquait.

De son côté, Damien Piller n'a eu de cesse de répéter que «tout est complètement faux» quant aux accusations qui le concernent. Mais tant la direction de la MNF que la FCM n'en démordent pas. Elles estiment que les soupçons à son égard sont fondés, et que désormais il appartient à la justice de se prononcer. En outre, Damien Piller a annoncé qu'il n'a aucune intention de démissionner. Mais, après plus de 20 ans à la tête de l'administration de la MNF, il ne se présentera pas aux prochaines élections, en 2020.

Pour finir, le géant de l'immobilier fribourgeois a déclaré qu'il allait «régler son compte» à Marc Livschitz, qu'il accusera certainement d'atteinte à l'honneur. Toutefois, pour ce qui est de la FCM, il serait disposé à discuter, si les plaintes sont retirées.

(xfz)