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05 juillet 2018 07:43; Act: 05.07.2018 22:17 Print

Tamedia: les journaux romands en format réduit

En raison de la grève qui a été reconduite par les rédactions des publications romandes de Tamedia, les journaux sont sortis jeudi à nouveau en édition allégée.

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Dans la rédaction du Matin, du groupe Tamedia. (vendredi 20 juillet 2018) Gregoire Nappey, debout, rédacteur en chef du journal «Le Matin», du groupe Tamedia. A sa droite, Simon Koch, rédacteur en chef adjoint. Au bureau, le directeur artistique, Adriano Fagioli, s'attelle à confectionner les pages de la dernière édition imprimée, prévue le 21 juillet 2018. La grève a été suspendue chez Tamedia. La médiation des cantons de Vaud et Genève a été acceptée. (Jeudi 5 juillet 2018) Plus de 200 personnes ont manifesté mercredi à Lausanne pour soutenir la grève à Tamedia et dénoncer les menaces de l'éditeur. (Mercredi 4 juillet 2018) Les journalistes des quotidiens «Le Matin», «24 Heures» et «Tribune de Genève» protestent notamment contre la fin du quotidien orange. (Jeudi 5 juillet 2018) L'entreprise de presse zurichoise Tamedia a annoncé la fin du «Matin» pour le 21 juillet. (Jeudi 5 juillet 2018) Une quarantaine de licenciements ont été signifiés jeudi passé. (Jeudi 5 juillet 2018) (Jeudi 5 juillet 2018) Les trois quotidiens payants de Suisse romande ont paru en version allégée durant deux jours. (Jeudi 5 juillet 2018) (Jeudi 5 juillet 2018) La grève a été décidée mardi. Elle devait s'étendre de mardi 16 heures à mercredi minuit. (Jeudi 5 juillet 2018) Le mouvement de grève pouvait être reconductible. (Jeudi 5 juillet 2018) (Jeudi 5 juillet 2018) Un appel de soutien aux employés de Tamedia, qui sont en grève, a été lancé. Pour sa part, le groupe zurichois a demandé à l'Office vaudois de conciliation d'intervenir. (Mercredi 4 juillet 2018) Les quotidiens de Tamedia sont apparus bien amaigris, mercredi matin. Ainsi, l'édition du «Matin» se résume à vingt-quatre pages, soit une vingtaine de moins qu'à l'accoutumée. (Mercredi 4 juin 2018) Les journalistes de Tamedia Publications Romandes exigent que l'éditeur zurichois renonce notamment aux licenciements prononcés depuis le mois de juin. (Mardi 3 juillet 2018) Une centaine de personnes se sont rassemblées devant la tour de l'avenue de la gare, dont les conseillers nationaux socialistes Samuel Bendahan et Rebecca Ruiz. (Jeudi 28 juin 2018) Elisabeth Di Blasi, de Syndicom, affiche la couleur. (Jeudi 28 juin 2018) Les licenciements ont été annoncés individuellement. Tamedia va procéder à 36 licenciements, dont 22 dans la rédaction, et à quatre réductions de temps de travail. (Jeudi 28 juin 2018) Dominique Diserens, secrétaire centrale d'impressum et Stéphanie Vonarburg, du syndicat Syndicom, devant la tour de l'avenue de la gare à Lausanne. (Jeudi 28 juin 2018) Réunis à la mi-journée en assemblée générale, une centaine de collaborateurs a décidé à une écrasante majorité de laisser «une dernière chance au dialogue». (Jeudi 28 juin 2018)

Une faute?

Editions allégées de nouveau jeudi matin pour les journaux romands de Tamedia. Les rédactions de 24 heures, la Tribune de Genève, Le Matin et Le Matin Dimanche - mais pas 20 minutes - ont reconduit mercredi la grève pour protester contre leur éditeur zurichois.

Pour le deuxième jour consécutif, les publications lémaniques arboraient en première page un encadré signé de la main de la direction de Tamedia pour annoncer la couleur: «Chers lecteurs, le journal que vous avez dans les mains paraît aujourd'hui en pagination réduite. La grève annoncée par les rédactions en est la cause».

Comme mercredi, les deux quotidiens ne comptent que seize pages. On peut y lire notamment deux pages dédiées à leurs régions respectives (Vaud ou Genève), une page Suisse-monde et une de sports.

«Encore un journal allégé. A la suite de la grève suivie par une grande majorité des collaborateurs des rédactions romandes du groupe Tamedia (...) une équipe très réduite a réalisé hier cette édition à la pagination plus faible que d'ordinaire», écrit Le Matin, en marge de sa page 4. De fait, le quotidien offre trente-deux pages, contre une quarantaine à l'accoutumée.

Réunion de conciliation prévue

Quelque 200 personnes ont manifesté en milieu de journée mercredi pour soutenir la grève, entamée mardi, malgré les menaces à 11h00 de Tamedia de licencier avec effet immédiat tout employé qui ne reprendrait pas le travail.

Les journalistes exigent notamment que l'éditeur zurichois renonce aux licenciements prononcés depuis le mois de juin. Une réunion de conciliation est prévue ce jeudi.

(nxp/ats)