Transports

12 avril 2019 12:49; Act: 12.04.2019 12:58 Print

Uber écoute ses chauffeurs romands

Uber va introduire un tarif précis pour les passagers qui connaîtront à l'avance le prix exact de la course. Fini les fourchettes de prix.

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Les chauffeurs romands d'Uber essaient depuis des années de faire entendre leurs revendications. (Photo: Keystone)

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Au moment où la maison mère américaine annonçait son entrée en Bourse, l'entité romande de la plateforme de réservation de voitures avec chauffeur Uber dévoilait vendredi des changements dans son modèle de tarification. Elle entend répondre à des revendications récurrentes parmi ses quelque 1000 à 1500 chauffeurs à Genève et Lausanne.

«Au cours d'échanges avec plus de 200 chauffeurs, nous avons pu identifier des points de friction, qui déboucheront sur des actions concrètes dès lundi», a déclaré à Carouge le directeur d'Uber Romandie Alexandre Molla. «Les chauffeurs sont nos premiers clients», a-t-il ajouté, reconnaissant que certains d'entre eux se sentaient parfois «pas assez considérés».

Parmi les mesures figure l'augmentation du prix minimum d'une course, fixé jusqu'à présent à 6 francs. Il passe à 8 francs en centre-ville et à 12 francs en banlieue (où la durée d'approche du chauffeur est plus longue).

Uber veut aussi davantage prendre en compte le temps, souvent important, perdu dans les bouchons, à Genève en particulier. La nouvelle tarification accorde désormais une pondération un peu plus forte à la durée de la course par rapport au kilométrage. Au final, il peut en résulter une légère hausse du prix, mais pas systématiquement. «Rouler le soir (quand les routes sont dégagées) pourra coûter moins cher», a dit M. Molla.

Uber met aussi en place un comité d'appel auquel les chauffeurs peuvent recourir quand ils s'estiment lésés, par exemple lors d'un conflit avec un passager. Il pouvait arriver qu'Uber désactive le compte des chauffeurs mis en cause, sans que ceux-ci puissent faire valoir leur version des faits. Ils le pourront désormais via ce comité d'appel, composé de chauffeurs expérimentés.

Pour les passagers, Uber introduit un tarif précis. L'usager connaîtra à l'avance le prix exact de la course, avant de la valider. Fini les fourchettes de prix. En 2018, Uber comptait quelque 300'000 utilisateurs réguliers de sa plateforme en Suisse. L'entreprise y est présente à Genève, Lausanne, Zurich et Bâle.

Contexte très animé

Ces annonces surviennent dans un contexte dynamique et tendu. Le groupe a subi l'an dernier une perte d'exploitation de 1,8 milliard de dollars (quasiment autant en francs), pour un chiffre d'affaires de 11,3 milliards ( 42%).

Uber vient de donner le coup d'envoi à son entrée à la Bourse de Wall Street, qui sera l'une des plus importantes opérations du genre de l'histoire (environ 100 milliards de dollars). L'entreprise se retrouve par ailleurs sous pression juridique dans de nombreux pays. En Suisse, la concurrence se renforce. La plateforme Kapten, anciennement Chauffeur Privé, a lancé ses activités il y a deux mois à Genève.

A la Bourse, le grand rival Lyft a doublé Uber en se faisant coter il y a quinze jours. Lyft est présent aux Etats-Unis et au Canada, quand Uber est actif dans 65 pays.

(nxp/ats)

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Les commentaires les plus populaires

  • Patric Moultier le 12.04.2019 13:21 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Voilà

    Uber ne fais rien d autres que tirer les salaires des travailleurs vers le bas en les exploitants c est une société qui ne devrait même pas exister.

  • Je Memarre le 12.04.2019 13:14 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    La loi du lowcost

    Écouter c'est bien comprendre cest mieux. Toutefois cela reste un service lowcost, donc les employés serons toujours perdants.

  • S. Clave le 12.04.2019 17:00 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Incroyable

    Ça ne changera rien au fait qu Uber est la seule entreprise où les employés sont engagés pour s exploiter eux-mêmes !

Les derniers commentaires

  • Queja le 15.04.2019 11:27 Report dénoncer ce commentaire

    On ne veut plus de changements de prix!

    Les prix intéressants étaient au début chez Uber, maintenant c'est toujours moins chère qu'un taxi mais il faut être raisonnable en tatn que commercant et pas de jour en jour augmenter pour la même destination...

  • Ceva économe le 15.04.2019 03:20 Report dénoncer ce commentaire

    Taxi un job de feignant

    Hola arrêtés avec cette guerre des taxis,Genève n'est pas si grand qui justifie de prendre des taxis pour faire 3 km à 50 balles,ou 38 chez uber,pour 3fr prenez les TPG loin de soutenir les transports public il faut avouez que c'est la meilleur solution,ou sinon le scooter,

  • mamy le 13.04.2019 09:37 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    solidaire

    Avant je prenais le taxi Huber car je n'ose plus conduire, j'ai entendu en discutant les plaintes des chauffeurs. Et bien moi qui suis âgée 81 ans j'ai trouvé la meilleure combine, j'ai fait cadeau de ma voiture pratiquement neuve à mon voisin qui n'avait pas les moyens de s'en acheter une. Nous avons conclu un accord qui marche bien, une fois par semaine il m'emmène faire les courses, deux fois par mois chez le coiffeur, une fois tous les trois mois trouver ma soeur à Sion. Pas de frais de taxis ni Huber ou autres. Je reste quand même solidaire avec les tous les chauffeurs de taxi.

  • Eric le 13.04.2019 09:24 Report dénoncer ce commentaire

    Il n'y a pas que UBER

    On se la prend uniquement avec Uber sans remarquer que depuis 4 ou 5 ans des boulots similaires ont fortement progressé. Le temps partiel payé 21.-/h y compris vacances et treizième ont été multiplié par 3 en 4 ans seulement. Le gros piège est que les travailleurs préfèrent ce style de travail contre une place fixe! En gagnant un peu moins de 3000.- ils ne payent pas d'impôts ni maladie et ont la sensation de liberté en ayant plus de temps libre. Le danger vient de qui accumule plusieurs places car en gagnant moins de 1500 chez une seule boite, la LPP n'est pas obligatoire.

    • Denise le 13.04.2019 19:27 Report dénoncer ce commentaire

      @Eric

      C'est exactement ce qu'il se passe au tour de moi. Ils veulent travailler quelques heures par jours et avoir du temps libre. Ma voisine termine sa journée à 10h30 en commençant à 6h avec un salaire de 2700.- et moi au travail toute la journée pour 3950.- A la fin du mois avec le même loyer on se retrouve quasi avec le même argent de poche. Je lui ai fait la remarque de qui allait lui payer son avs. La réponse directe! On va de toute façon me donner le minimum vital qui est pour le moment de 2800.- donc elle en fera pas plus.

    • Pascal le 14.04.2019 12:23 Report dénoncer ce commentaire

      @Denise

      C'est exactement le plus gros soucis actuellement des administrations. Les personnes qui se font des salaires sur mesures sans en faire plus et sans contribuer au système. Les régions bas Fribourg et bas Valais ont vue arriver en masse tout des nouveaux habitants qui ne sont pas imposables. Des régions ou on peut se loger pour 1000fr et un salaire un peu moins de 3000fr suffit pour vivre et qui peut correspondre même à 4500fr dans des grandes villes pour vivre avec les mêmes budgets.

  • SV le 12.04.2019 23:12 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Oui hallo !?

    pour une fois qu'un patron écoute ses employés...... ;)

    • Manu Schwab , president du collectif de le 13.04.2019 07:04 Report dénoncer ce commentaire

      encore un mensonge

      c'est se que veux faire croire uber au public , ils ont organisé des rencontres avec les associations de chauffeurs, ils ont écouté, mais c'est tout ! ils ont tout choisi , et rien pris en compte sur les tarifs, ils vont même les descendre , quel mépris pour les chauffeurs qui amène en toute sécurité les clients chez eux