Suisse-Lybie

08 mai 2012 19:49; Act: 23.04.2019 10:49 Print

Un Libyen attaque l'héritier de Tissot

Un homme d'affaire Libyen a déposé plainte pénale contre Luc Tissot, héritier du groupe horloger du même nom. Il l'accuse d'avoir profité de la crise des otages pour se faire de l'argent.

Une faute?

Escroquerie, gestion déloyale et abus de confiance. Tels étaient les faits reprochés à Luc Tissot, selon un article du 8 mai 2012 de la RTS.

Omar Jaaouda expliquait qu'il avait fondé une société avec l'héritier en 2007, appelée S.E.R.T International et basée au Locle. Mais la crise des otages était venue changer la donne.

Dans l'impossibilité de faire des affaires avec le pays de Khadafi, Luc Tissot avait alors créé une société aux Iles Vierges britanniques, un paradis fiscal. Celle-ci portait le même nom que la société locloise, mais Jaaouda n'y était plus associé.

Société clone

«Nous avions créé une société commune pour honorer le contrat que j’avais obtenu; Tissot a créé une société clone (...) qui a empoché les paiements des autorités libyennes. J’ai été trompé», a dit Jaaouda à la RTS. Pour lui, la société de Tissot a engrangé 3 millions de francs sur son dos.

Affaire classée

Luc Tissot ne s'est pas exprimé à la RTS. Son avocat a toutefois expliqué que les revendications de Jaaaouda étaient infondées, car celui-ci n'aurait pas rempli sa part du contrat. Il a ajouté qu'une plainte pour extorsion de fonds était envisagée, Omar Jaaouda ayant menacé de dénoncer le fait qu'un Suisse dirigeait une entreprise aux Iles Vierges britanniques pendant la crise libyenne. Il aurait ainsi obtenu 165'000 francs de la part de Luc Tissot.

Le 24 janvier 2018, le Ministère public de Neuchâtel a rejeté les allégations du plaignant et rendu une ordonnance de classement de la procédure.

(dmz)