Valais

18 juillet 2014 12:27; Act: 18.07.2014 12:42 Print

Un loup fait des dégâts dans les troupeaux

Un loup d'origine italienne a tué plusieurs moutons depuis quelques semaines sur des alpages valaisans situés entre la vallée de Tourtemagne et celle de Zermatt.

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La commission intercantonale doit étudier si un tir du prédateur peut être ordonné.

La commission se réunira d'ici quelques jours, a déclaré à l'ats le chef du service valaisan de la chasse Peter Scheibler, revenant sur une information du Walliser Bote. Différents documents doivent encore être réunis, concernant notamment la protection des troupeaux.

Le Groupe Loup Suisse (GLS) a déjà pris position, estimant que les conditions ne sont pas réunies pour un tir. Le nombre de moutons tués est suffisant, mais la protection des ovins n'est pas conforme aux exigences, estime le GLS.

En juin, l'Association suisse pour le développement de l'agriculture et de l'espace rural (Agridea) avait présenté une étude sur les alpages valaisans d'ovins. Elle suggérait des adaptations dans 60% des alpages pour améliorer la protection des troupeaux.

Réalisée à la demande de l'Etat du Valais, l'étude estime qu'un quart des alpages valaisans ne peut pas être protégé en cas d'attaque. Mais, selon le GLS, l'étude précise aussi que les troupeaux peuvent être protégés dans la région où ont eu lieu les récentes attaques.

Protection difficile

Président de l'association des éleveurs de moutons nez-noirs du Haut-Valais, Daniel Steiner n'est pas de cet avis. La topologie de l'alpage où ont eu lieu les dernières attaques ne permet pas de mettre en place des mesures de protection des troupeaux.

La protection des troupeaux n'est pas le seul paramètre à prendre en considération. La région théâtre des attaques est sillonnée de nombreux randonneurs en été. Les sentiers sont étroits, parfois escarpés. Les chiens de protection représentent un réel danger pour des promeneurs souvent proches des troupeaux, selon M. Steiner.

L'éleveur considère ce prédateur comme particulièrement agressif. En moins d'un mois, il a tué trente moutons et deux chèvres. Il faut donc désormais agir.

Depuis le retour du loup en Suisse en 1995, treize d'entre eux ont fait l'objet d'une autorisation de tir. Huit ont été effectivement abattus, le dernier en septembre 2013 dans la vallée de Conches en Valais. D'autres loups ont été tués accidentellement ou sont tombés sous des balles de braconniers.

(ats)