Justice neuchâteloise

06 décembre 2011 08:10; Act: 06.12.2011 12:05 Print

Un médecin ayant tué son ex conteste sa peine

Le praticien, accusé d'avoir abattu son ex-épouse d'une balle dans la tête en 2008, et condamné en première instance à 16 ans de prison, conteste sa peine. Il comparaît à nouveau devant la justice neuchâteloise.

Une faute?

Le médecin ayant abattu son ex-épouse en 2008 d'une balle tirée à bout touchant à la tête comparaît à nouveau mardi devant la justice neuchâteloise. Cet homme de 55 ans a fait recours contre la peine de 16 ans de réclusion pour assassinat prononcée en mai dernier par le Tribunal criminel de La Chaux-de-Fonds.

Le tribunal de première instance avait quasi exactement suivi le ministère public. Ce dernier avait requis 18 ans de privation de liberté pour assassinat.

De son côté, la défense avait plaidé le meurtre passionnel et une responsabilité pénale restreinte suite à la prise d'antidépresseurs. Ce qui revenait à demander sa libération conditionnelle très rapide.

Pour mémoire, les faits s'étaient déroulés dans l'appartement de l'ex-épouse à laquelle le médecin avait ramené leurs filles de 10 et 8 ans après avoir exercé son droit de visite. L'homme était muni d'un sac dans lequel il avait préparé son ancienne arme d'ordonnance, un pistolet SIG P210 chargé, ainsi que six seringues.

Trois d'entre elles contenaient un puissant sédatif, les autres du chlorure de potassium, produit qu'il s'était procuré près d'un mois et demi avant les faits en sa qualité de médecin. Son sac contenait également un tournevis dont le manche était entouré d'un mouchoir, des gants en latex et un garrot.

Absence particulière de scrupules

La cour n'avait pas considéré que ces préparatifs étaient dirigés contre les fillettes du couple. En revanche, le fait que l'accusé n'ait pris aucune précaution pour que ses filles ne voient pas leur mère dans une mare de sang avait pesé dans la balance.

La cour avait également fait sienne l'expertise balistique démontrant que le geste fatal s'est apparenté à une exécution. A sa décharge, la cour avait tenu compte du fait que l'homme a manifesté plusieurs fois ses profonds regrets et remords.

(ats)