Escroquerie

17 février 2011 11:25; Act: 17.02.2011 12:18 Print

Un notable valaisan sera bien jugé mardi

Reconnu coupable d'abus de confiance, un notable valaisan sera bel et bien rejugé mardi.

Une faute?

Le procès en appel de l'ancien président de la caisse de retraite des enseignants valaisans s'ouvrira comme prévu mardi prochain à Sion. Le Tribunal fédéral (TF) a rejeté des requêtes en complément d'instruction de l'accusé.

Reconnu coupable d'abus de confiance, d'escroquerie et de gestion déloyale, de faux dans les titres et de blanchiment, ce notable a été condamné le 21 octobre 2009 à quatre ans de réclusion par le Tribunal de district de Sion. Une partie de ses biens sont séquestrés.

Témoins et expertise

Avant son procès en appel, qui s'ouvrira mardi, l'accusé avait demandé l'audition de témoins. Il avait également requis une nouvelle expertise et la production de divers documents. Ces requêtes avaient toutes été rejetées par le Tribunal cantonal.

En dernier ressort, le TF écarte lui aussi la demande de l'ancien président de la caisse de retraite, jugée irrecevable. Le TF relève que l'intéressé pourra renouveler sa demande d'instruction complémentaire devant l'autorité de jugement, lors des débats qui s'ouvriront la semaine prochaine.

Achat d'une villa

Les faits reprochés remontent à 1996. L'ancien président de la caisse avait racheté au consultant de la caisse de retraite un contrat d'option que celui-ci détenait sur des actions acquises par la caisse.

Lorsque le cours des actions a grimpé et que la caisse les a vendues avec un bénéfice, l'ancien président a fait valoir son droit d'option, toujours sans se dévoiler. La caisse a versé quelque quatre millions de francs à son président de l'époque, croyant que le bénéficiaire était le consultant.

Après avoir transité par Jersey, l'argent est ensuite revenu en Suisse sous le couvert d'une donation du beau-père de l'ancien président, qui a investi une partie du montant dans l'achat d'une villa sur la rive française du Léman.

(ats)