Neuchâtel

05 juin 2014 23:40; Act: 06.06.2014 11:56 Print

Une prime pour retrouver les bourreaux du cygne

par Caroline Gebhard - Un particulier promet une récompense de 1000 fr. à quiconque permettra de mettre la main sur ceux qui ont décapité un oiseau, en mai dernier. Mais il faudra fournir des preuves.

storybild

Le cygne, une femelle, était en train de couver juste avant d'être attaquée. (Photo: dr)

Une faute?

Le vengeur du cygne tient à rester discret. C'est pour cette raison qu'il a confié l'affaire à son avocat, Me Gérard Biétry, qui a fait passer une petite annonce dans «Le Courrier neuchâtelois». «Mon mandant aime la nature et les animaux et il est scandalisé par cette histoire», note l'homme de loi. Le 18 mai dernier, un promeneur avait retrouvé un cygne décapité au bord du lac, à droite de la passerelle de l'Utopie, à Neuchâtel. Au lendemain de cette découverte, les autorités penchaient clairement pour une attaque perpétrée par au moins deux personnes qui auraient arraché la tête de l'animal. Fort de ces informations, le client de Me Biétry escompte que la prime de 1000 fr. permettra de mettre la main sur les auteurs de cet acte barbare, «preuve formelle à l'appui».

«Mon client espère que l'un des tortionnaires ou l'un de leurs copains sera appâté par la récompense et qu'il dénoncera les responsables, poursuit l'avocat. Il ne veut pas seulement savoir de qui il s'agit, il souhaite également qu'ils soient punis légalement. Ce n'est pas une vendetta!» Me Biétry, lui-même grand protecteur des animaux, se chargera de réceptionner et de trier les données. Il souligne que son mandant «a un peu peur que la police n'ait pas le temps de mener l'enquête, car elle a beaucoup d'autres choses à faire».

Porte-parole de la police cantonale neuchâteloise, Pierre-Louis Rochaix assure que les enquêteurs ont «investigué passablement de pistes et rendu un rapport», qui se trouve actuellement entre les mains du Service de la faune. Si des auditions ont eu lieu, personne n'a été interpellé. «Les gens sont libres de faire ce qu'ils veulent, commente l'attaché de presse en référence à la récompense. Mais il faut être conscient que ce genre de démarche engendre un gros travail pour collecter et trier toutes les informations, sans forcément qu'il y ait un résultat à la clé.»