Evasion de prison à Fribourg

26 juillet 2018 16:07; Act: 26.07.2018 16:36 Print

La gardienne virée s'était assoupie devant les écrans

L'agente de détention, licenciée après l'évasion d'un détenu à la Prison centrale, avait recouru contre sa mise à pied. Le Tribunal cantonal n'est pas entré en matière.

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Le prisonnier de 35 ans, condamné à vie, s'était évadé en nouant les draps de son lit. (Photo: Keystone)

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Des détails entourant l'évasion de l'un des auteurs de l'assassinat de Frasses (FR) ont été révélés par le Tribunal cantonal, qui a publié un arrêt après le recours d'une gardienne de la prison contre son licenciement. Cette dernière estimait être un bouc-émissaire. Le Tribunal, au contraire, a confirmé et détaillé des erreurs commises par l'ex-employée de la Prison centrale, relayées dans l'édition de jeudi de «La Liberté».

Il ressort, par exemple, que la gardienne regardait la télévision qui se trouve à droite des écrans de surveillance au moment où le détenu se faisait la malle en sciant ses barreaux, vers 2h du matin. Elle a admis s'être endormie peu après, ne remarquant pas les images sur lesquelles l'évadé s'enfuyait. Puis, lors de la distribution des petits-déjeuners, à 6h30, elle a constaté que la cellule du prisonnier était vide, que le cadre de la fenêtre était sorti et appuyé contre un mur, mais n'en avait averti personne, pensant que la cellule était en réparation.

Mais le Tribunal concède que l'entier de la responsabilité ne repose pas sur cette seule agente. Un système officieux de pauses que s'octroyaient les trois surveillants de nuit a été mis au jour. Une enquête administrative sur ces pratiques a d'ailleurs mené à une remise à l'ordre du personnel. Des «dysfonctionnements indéniables» ont été constatés lors de l'enquête qui avait suivi l'évasion, concède le Tribunal.


(ywe)