Les Breuleux (JU)

11 janvier 2018 10:47; Act: 11.01.2018 13:12 Print

Voiture calcinée: elle avait été rappelée et révisée

L'enquête sur l'incendie d'une voiture qui a fait un mort dans une station-service des Breuleux (JU) se poursuit.

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(Photo: lecteur reporter)

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La voiture qui a brûlé le 31 décembre dernier dans une station-service, provoquant la mort d'un habitant des Breuleux qui se trouvait dans l'habitacle, n'avait que 10 ans. Selon «L'Express» et «L'Impartial», la voiture qui a pris feu, une Toyota Prius hybride (fonctionnant à l'électricité et à l'essence), avait été rappelée en 2016, comme trois millions d'autres véhicules de la marque nippone, à la suite d'une défectuosité d'airbags latéraux et de problèmes de réservoir de carburant.

Le directeur du service après-vente de Toyota Suisse, Hannes Gautschi, contacté par le quotidien neuchâtelois, confirme que la voiture qui a brûlé en fin d'année a bel et bien été réparée au printemps dernier, précisant que «toutes les voitures rappelées n'étaient pas défectueuses. Mais Toyota a décidé de rappeler tout le lot concerné pour réparer les véhicules présentant une pièce endommagée.» Selon Hannes Gautschi, le réservoir de la Prius incriminée «n'était pas défectueux».

Flou total

Du côté des enquêteurs et du procureur chargé de l'affaire, on marche sur des oeufs. Ils n'écartent pas la piste du défaut technique de la Prius hybride, mais n'en privilégient aucune. Pas plus que la thèse avancée par des témoins de la scène qui avaient évoqué un court-circuit au moment du démarrage du véhicule, verrouillant les portes et empêchant le conducteur de sortir de sa voiture. Mais Hannes Gautschi précise que la voiture de la victime n'était pas dotée du système antipiratage, qui verrouille automatiquement les portes dès que la voiture roule à 10 km/h.

Une autopsie déterminante

Le mystère reste donc entier autour de cet accident. Selon le procureur jurassien Daniel Farine, la pompe à essence fait aussi l'objet d'investigations «pour vérifier son entretien et son système». L'autopsie de la victime sera pratiquée à Lausanne par des experts criminologues. Elle dira peut-être si le cadavre était recouvert de solvants, mais là encore, si cette piste était confirmée, il faudrait déterminer comment le feu s'est déclaré, puisque la victime ne fumait pas, d'après Daniel Farine.

Et la batterie?

Le directeur du service après-vente de Toyota a également affirmé que les batteries de la voiture ne sont pas composées de lithium, mais de nickel et de métal. En outre, elles sont enfermées et protégées par un coffre pare-feu.

(jfe)