Faune

26 août 2014 17:23; Act: 26.08.2014 17:48 Print

Chez les parasites, «qui trop embrasse mal étreint»

Des chercheurs de l'Université de Fribourg ont constaté que les guêpes spécialistes, qui ne peuvent parasiter qu'un nombre limité d'espèces, sont plus efficaces que les généralistes.

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Les biologistes supposent que la capacité à tirer profit d'une grande variété de ressources - comme le font les espèces généralistes - implique une diminution dans l'efficacité de leur exploitation. Le phénomène, connu sous le nom de «trade-offs», n'avait jamais pu être prouvé jusqu'à présent.

Parus dans la revue «Functional Ecology», les résultats obtenus par Silvia Rossinelli et Sven Bacher, de l'Université de Fribourg, confirment enfin «solidement» cette théorie, souligne mardi l'établissement fribourgeois dans un communiqué.

L'étude menée par les deux scientifiques a permis de constater que les guêpes spécialistes avaient plus de chances d'établir une population stable que les généralistes, dont le régime comprend un plus grand nombre d'hôtes potentiels. Il apparaît également que les «trade-offs» jouent un rôle significatif dans l'évolution de la spécialisation de ces insectes.

Pas que des avantages

Les deux chercheurs soulignent toutefois que la spécialisation n'a pas que des avantages: dans un environnement où l'hôte préféré n'est pas disponible, les généralistes seront avantagés, puisqu'ils sont capables d'utiliser un plus grand nombre d'hôtes alternatifs.

Les guêpes parasites, dont il existe probablement plus d'un million d'espèces différentes, pondent leurs oeufs à l'intérieur ou à la surface d'autres insectes. Les larves se développent alors au détriment de leur hôte et finissent par le tuer. Ces insectes sont utilisés depuis plus de 100 ans dans des programmes de lutte biologique.

(ats)