Physique quantique

27 mai 2019 05:18; Act: 27.05.2019 11:30 Print

Décès du grand physicien Murray Gell-Mann

Prix Nobel en 1969, découvreur des quarks, l'Américain Murray Gell-Man est décédé ce week-end à l'âge de 89 ans.

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Le physicien américain Murray Gell-Mann, ici en 2003. (Photo: Keystone)

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Le physicien américain Murray Gell-Mann, découvreur de la théorie des quarks et Prix Nobel en 1969, est décédé vendredi, a annoncé dimanche le California Institute of Technology (Caltech) où il enseignait. Il était âgé de 89 ans.

Considéré comme l'un des plus grands physiciens du XXe siècle, Murray Gell-Mann avait formulé dans les années 1960, avec son compatriote George Zweig, une nouvelle théorie selon laquelle les particules subatomiques - les protons et les neutrons - étaient composées de particules encore plus petites.

Ces sous-particules avaient été baptisées «quarks», d'après une phrase du roman de James Joyce «Finnegans Wake»: «Three Quarks for Muster Mark!» (Trois Quarks pour Monsieur Mark!). Plus tard, des expériences avaient confirmé l'existence des quarks, devenus une des bases de la physique quantique.

Les quarks continuent de faire l'objet de recherches par les physiciens à l'heure actuelle, notamment ceux du plus grand accélérateur de particules du monde (LCH) du CERN, une sorte d'immense anneau situé sous les territoires suisse et français.

«La voie octuple»

En 1961, Gell-Mann avait établi une nouvelle classification des particules élémentaires en groupes de huit, en fonction de caractéristiques telles que la charge en électricité ou la rotation. Baptisée «la voix octuple», cette théorie lui avait valu en 1969 le Prix Nobel de physique.

Né à New York le 15 septembre 1929, Murray Gell-Mann avait été persuadé par son père de se lancer dans des études de physique, une science qui ne l'enchantait pas au départ. «C'était la seule matière dans laquelle j'étais mauvais au lycée, je la détestais», racontait-il, cité par le site internet de Caltech.

«Et donc j'ai choisi la physique, après quoi je me suis mis à l'aimer. J'ai découvert que mon père avait raison (...) La mécanique quantique et la relativité étaient quelque chose de merveilleux». Il avait décroché son doctorat au Massachusetts Institute of Technology (MIT) en 1951, et avait enseigné à Caltech, à Pasadena (Californie), de 1955 jusqu'à sa retraite en 1993.

«Nouveau paradigme»

«Le docteur Gell-Mann avait cette vision claire et cette perspicacité pénétrante qui lui permettaient d'observer les gros volumes de données provenant des expériences et de leur donner un sens», a commenté le professeur Hirosi Ooguri, directeur de l'Institut Walter Burke pour la physique théorique de Caltech, dans une nécrologie publiée sur le site de l'université. «Il avait ouvert un nouveau paradigme dans la physique des particules», a-t-il ajouté.

(nxp/ats)